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Un voyage en voilier aux Bahamas se transforme en un séjour en prison pour trois amossois

Trois jeunes homme originaires d'Amos ont été incarcérés au Bahamas plusieurs jours avant d'être libérés, au terme d'un voyage en voilier des plus rocambolesques. Pourtant, leur seul objectif était d'aller passer du bon temps dans le sud, tout en apprenant à faire de la voile.

Sur un coup de tête

L'été dernier, entre deux cours de cégeps, « Vincent et moi on faisait du canot et on a vu un autre voilier sur le lac. On s'est dit que ce serait une bonne idée de faire du camping là-dessus. Ona su qu'on pouvait y habiter plusieurs personnes et voyager un peu partout avec ça. Sur un coup de tête, on s'est mise à regarder des prix sur Internet. On a vu qu'on avait finalement les moyens de le faire. On a finalement demandé à William, qui aime les aventures uniques [de nous accompagner]. Sur un coup de tête, il a accepté », relate Jessy.

En quelques jours, Jessy Sigouin, Vincent Bilodeau et William Larivière ont fait l'acquisition d'un bateau à Saint-Jean-sur-Richelieu et ont pris la mer.

C'est pas l'homme qui prend la mer, c'est la mer qui prend l'homme

Partir ainsi sur l'océan requiert de savoir naviguer avec un bateau à voile. « C'est ça qui met une petite note spéciale au voyage, observe Vincent Bilodeau, c'est qu'aucun de nous trois n'avait de l'expérience. On s'est juste dit qu'on ne se compliquerait pas plus la vie que ça, qu'on l'achèterait et qu'on apprendrait en le faisant. »

Le but qu'ils se sont fixé était de se rendre aux Bahamas, coûte que coûte. Pour traverser aux États-Unis, ils n'ont eu aucun problème. Ils avaient en main leurs passeports et l'immatriculation de leur bateau.Jessy et Vincent s'entendent pour dire que l'apprentissage de la navigation à la voile a été somme toute assez facile. Mais plusieurs impondérables sont venus ternir le périple.

Premièrement, prendre le départ à l'automne n'était pas le moment le plus propice. L'ouragan Mathews, au début du mois d'octobre, les a forcés à accoster sur la côté est américaine durant quelques semaines.Ils ont aussi connu d'importants ennuis mécaniques. Ils ont été retenus au New Jersey durant un mois, où le trio devait travailler dans une marina pour payer les réparations sur le moteur endommagé.Malgré ces réparations, « chaque semaine on avait des problèmes avec le moteur. Il y a un moment où on a condamné le moteur et navigué à la voile », se souvient Jessy.

Au cours du voyage, il y a eu plusieurs moments où on a pensé arrêter ou abandonner parce que c'était trop dur, mais, finalement, notre détermination d'aller aux Bahamas et de prouver aux gens qu'on était capables nous a permis de réussir.

Jessy Sigouin

Virée d'enfer aux Bahamas

Le trio a bel et bien atteint son objectif. Ils se sont rendus aux Bahamas. Malheureusement pour eux, ils ont pris une décision qui semblait anodine, mais dont les répercussions ont été beaucoup plus graves que ce à quoi ils auraient pu s'attendre. Devant les difficultés ennuis mécaniques rencontrés en chemin, ils ont décidé de donner leur bateau.

« En donnant le bateau, sans le vouloir, on brisait le contrat qu'on avait signé en rentrant dans le pays, car sur le permis qu'ils nous donnent en rentrant dans le pays, si on rentre avec le voilier, on doit quitter le pays avec le voilier aussi. C'est la chose qu'on n'a pas faite et qu'on ne savait pas », affirme Jessy.

Considérés comme des immigrants illégaux, ils ont été jetés en prison. William y a passé 48 heures alors que Jesse et Vincent ont été transférés à la prison de Nassau où ils ont passé six jours dans des conditions insalubres, disent-ils.

Revenus au Canada il y a quelques semaines, les voyageurs retiennent de leur expérience qu'il faut du courage pour aller au bout de ses ambitions!

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