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Une brigade culinaire pour les jeunes à l'école D'Iberville

Chaque mardi depuis la rentrée, une vingtaine de jeunes de l'école secondaire D'Iberville participent aux Brigades culinaires après les classes. Ce programme provincial a pour objectif de développer l'autonomie alimentaire des jeunes de 12 à 17 ans. Il vise aussi à sensibiliser les jeunes quant au coût de la nourriture. Émilie Parent-Bouchard a pu voir les jeunes à l'oeuvre, alors qu'ils cuisinaient des vols au vent aux fruits de mer.

Avec les informations d'Émilie Parent-Bouchard

À la fin des classes à l'école secondaire D'Iberville, la plupart des étudiants se dépêchent à retourner à maison. Pourtant, une vingtaine d'entre eux sont plutôt impatients de se retrouver en cuisine « parce que j'aime cuisiner puis je cuisine une fois de temps en temps avec mes parents puis c'est l'fun aussi », lance l'une d'elles. « Je voulais découvrir des nouvelles techniques puis aussi, genre, avec des aliments qu'on a tous les jours savoir quoi faire avec », ajoute cette autre.

Et certains participants y trouvent aussi des trucs plus pragmatiques. « C'est mes journées préférées! Plus tard [quand tu seras] en appart, tu vas pouvoir te débrouiller tout en restant dans tes habitudes de manger santé, comme on a appris avec Jez », fait valoir cet autre chef étudiant.

L'objectif recherché par cette initiative est aussi d'apprendre à cuisiner des plats santé au coût moyen de 2 $, explique la chef Jézabel Pilote. « On les conscientise pour l'effet sur la santé physiquement, mentalement aussi, mais aussi au niveau de la saveur, de la texture des aliments. Qu'est-ce que ça apporte en fait? C'est de la connaissance. Les jeunes qu'on a ici présentement, il y en a beaucoup qui sont en secondaire 4 et 5, qui se préparent à aller au Cégep. Veut, veut pas, c'est une éducation pour eux. Il faut qu'ils fassent des choix santé et nous notre mandat c'est vraiment de faire un apprentissage sur l'alimentation, mais aussi sur les coûts. »

La stagiaire à la vie étudiante, Marilou Corbeil, ajoute que depuis la disparition des cours d'économie familiale à la fin des années 1990, les occasions de discuter d'alimentation à l'école sont rares. « Les jeunes n'ont pas vraiment l'occasion d'être sensibilisés sur les saines habitudes alimentaires, donc on a vraiment sauté sur l'occasion lorsqu'on a entendu parlé de ce projet-là », dit-elle.

En plus des plats qu'ils peuvent rapporter à la maison chaque semaine, les jeunes devront aussi offrir le fruit de leur travail à des organismes communautaires.

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