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Une campagne pour pouvoir travailler tout en étant prestataire d'aide sociale

La Table d'action contre la pauvreté de l'Abitibi-Témiscamingue (TACPAT) lance une campagne intitulée « Laissons les pauvres gagner leur vie ». Cette campagne a pour but de permettre aux prestataires d'aide sociale de travailler jusqu'à l'atteinte d'un revenu d'un peu plus de 17 000 $ sans que leurs prestations ne soient réduites. Ce montant équivaut à la mesure du panier de consommation au Québec.

Avec les informations de Jean-Marc Belzile

Selon le collectif, plusieurs personnes sont aptes à travailler, mais ne le font pas par crainte de recevoir moins d'argent. Un prestataire d'aide sociale voit son chèque être diminué dès qu'il travaille plus de cinq heures par semaine, selon le porte-parole de la campagne, Jean-Pierre Hétu. « On va pouvoir se rendre compte que des gens qu'on pensait paresseux [...] dans le fond, sont prêts et désireux de s'investir et de contribuer à la communauté. Donc ça va contribuer à lutter contre les préjugés et faire en sorte qu'on soit plus solidaires », souhaite-t-il.

La directrice générale de la Ressourcerie Bernard-Hamel, Martine Dion, affirme qu'une telle mesure lui permettrait de faire travailler quelques personnes. « On a des emplois des fois qui ont seulement peu d'heures par semaine, qu'on pourrait offrir à des personnes en situation de pauvreté ou sur l'aide sociale, qui viennent faire du bénévolat présentement. On pourrait les payer quelques heures, mais on ne le fait pas parce que même les personnes refusent », souligne-t-elle.

Selon les derniers chiffres de 2011, 10 500 personnes de la région, soit 7 % de la population, ne seraient pas en mesure de combler leurs besoins essentiels.

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