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Une citoyenne de Lac-Simon déplore un acte de discrimination à l'hôpital de Val-d'Or

Les actes de discrimination au quotidien ont retenu l'attention ce matin à la Commission sur les relations entre les autochtones et certains services publics.

Un texte de Thomas Deshaies

Marlène Wabanonik, citoyenne de Lac-Simon, a relaté lors de son témoignage un épisode de discrimination vécu par son mari au printemps 2016, alors qu'il devait se rendre trois fois par semaine en hémodialyse à l'hôpital de Val-d'Or.

À l'une de ses visites, il aurait surpris une conversation entre deux infirmières, qui affirmaient qu'il y avait un problème de punaises de lit à Lac-Simon.

Dans la semaine suivante, tous les citoyens de Lac-Simon se seraient fait demander de mettre leurs vêtements dans un sac de plastique dès leur arrivée à l'hôpital, ce qui n'était pas le cas des autres patients allochtones.

Une pratique jugée discriminatoire et offensante par Marlène Wabanonik. « Je trouvais ça dur que ce soit juste Lac-Simon qui soit ciblée. Ça se passe dans d'autres communautés », a-t-elle déclaré.

Mme Wabanonik, qui travaillait au Centre de santé de Lac-Simon au moment des faits, était au courant que cette problématique touchait cinq ou six maisons, sur un total d'environ 300. Il ne s'agissait donc pas, selon son témoignage, d'une problématique majeure.

Selon elle, des citoyens non-autochtones n'auraient pas eu à subir un tel traitement. « À Montréal, il y en a des punaises de lit là-bas, mais s'ils vont à l'hôpital, ils ne se font pas mettre leur linge dans des sacs de plastique. Ça se passe pas à d'autres places, c'est pour ça que j'ai trouvé ça discriminatoire », a-t-elle ajouté.

Une pratique temporaire

Marlène Wabanonik aurait fait une plainte auprès du Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue et la pratique aurait ensuite cessé.

La procureure de la commission a expliqué que cette mesure n'était pas conforme aux directives du ministère de la Santé et que les infirmières auraient pu agir ainsi seulement si le patient avait des traces de morsures.

Le lieu d'habitation ne devrait donc pas être un critère.

Appelé à réagir, le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue a fait savoir que ses représentants ne commenteront pas les témoignages effectués dans le cadre des travaux de la commission.

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