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Une conseillère de Pikogan à l'école d'été sur la gouvernance autochtone au féminin

Neuf dirigeantes autochtones participent à une école d'été sur la gouvernance autochtone au féminin à l'Université du Québec à Montréal, un projet-pilote reconnu par le ministère de l'Éducation. Depuis lundi, elles suivent un programme intensif de deux semaines qui visent à mieux les outiller dans un milieu encore dominé par les hommes. Parmi les heureuses élues, la membre du conseil de bande de Pikogan, Françoise Ruperthouse.

Un texte de Karine Mateu d'après une entrevue d'Annie-Claude Luneau

« On apprend surtout qu'est-ce que les femmes faisaient autrefois, comment elles s'impliquaient dans les prises de décisions, dans la façon qu'elles s'y prenaient avec les hommes. Les femmes autrefois avaient une grande place décisionnelle dans les communautés, rappelle Mme Ruperthouse. Ce n'était pas nécessairement des communautés, c'était des clans. Les femmes à ce moment-là avaient... est-ce qu'on peut dire du pouvoir? Je dirais plus que les femmes et les hommes étaient égalitaires. »

Tirer des leçons de gouvernance des crises vécues dans les communautés

La Loi sur les Indiens sera aussi abordée de même que les crises qu'ont vécues certaines communautés, dont la Crise d'Oka. Françoise Ruperthouse croit que cette formation pourrait profiter à sa communauté.

« Qu'est-ce que j'ai envie de faire avec ça? J'ai envie de le partager avec le monde ou peut-être en faire une formation à Pikogan, dans la Nation algonquine, avec les femmes, indique l'élue. C'est très important de savoir notre histoire, notre vraie histoire. »

La commissaire de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées, Michèle Audette, la cofondatrice de la section québécoise du mouvement Idle No More, Widia Larivière et le chef de l'Association de Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard, font partie des conférenciers.

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