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Une consultation sur les lieux de diffusion alternatifs en région 

Un sondage qui concerne les lieux de diffusion alternatifs en région circule présentement sur Internet. Il s'agit d'une initiative de Geneviève Béland, de Val-d'Or, et de Mathieu Larochelle, d'Amos, qui désirent constituer un mémoire à remettre au gouvernement sur la vivacité de la musique dans les régions et sur les habitudes de consommation culturelle hors des grands centres.

Avec les informations de Josée Hardy Paré

Un mémoire en vue du renouvellement de la politique culturelle du Québec

Le mémoire qui résultera de cet effort de consultation sera remis au ministère de la Culture et des Communications qui fera une tournée un peu partout à travers la province du 9 mai au 22 août prochain en vue du renouvellement de la politique culturelle du Québec.

Depuis plusieurs années, Geneviève Béland, animatrice culturelle pour la Ville de Val-d'Or, réfléchit au développement de la scène musicale alternative et se questionne sur le développement des ces lieux de diffusions qui soutiennent ces artistes moins connus du grand public. Elle en a discuté avec Mathieu Larochelle, programmateur de la FÉE-AT, qui est sensible également à la cause des diffuseurs alternatifs.

Leur objectif est de démontrer que les petits lieux alternatifs sont complémentaires aux grands lieux de diffusion. « On a décidé de lancer un sondage pour finalement appuyer notre thèse sur le sujet qu'on a déjà commencé à rédiger, mais qu'on veut infirmer ou confirmer. C'est sûr que, si les réponses ne vont pas dans le sens de notre perception, on va en tenir compte. On ne tient pas à orienter les réponses, mais on pense avoir un bon instinct parce que les deux, ça fait longtemps qu'on oeuvre dans cette sphère-là puis aussi qu'on consomme des spectacles et qu'on en organise. Donc on pense que notre instinct est quand même pas trop loin de la réalité », explique Geneviève Béland.

Évaluer le rôle des salles alternatives dans le portrait musical québécois

Les trois groupes visés par le sondage sont les suivants : les consommateurs de spectacle, les diffuseurs alternatifs et les agents de spectacles. Aux premiers, on veut demander s'ils apprécient les lieux de diffusion alternatifs. Aux seconds, on demande quels sont les principaux freins à la production musicale. Et chez les troisièmes, on cherche la confirmation que les salles alternatives ont une incidence sur le développement de leurs artistes.

Dans ce sens, selon Mme Béland et M. Larochelle « les diffuseurs alternatifs font un gros travail au niveau du développement. En général, toutes les grosses vedettes, les Éric Lapointe de ce monde, ont tous passé par le milieu des bars-spectacles avant d'être là aujourd'hui. Il y a aussi beaucoup de publics qui ont découvert des artistes dans le milieu plus alternatif, mais qui vont aller plus tard vers les milieux traditionnels. On veut montrer tous ces échanges et ces liens-là », souligne Geneviève.

Des éléments qui se confrontent

Ces réflexions soulèvent des questions sur l'essence même des lieux dits alternatifs. Une augmentation du financement de ces lieux pourrait-elle réduire ou éradiquer cette singularité ou cette ambiance un peu rustique qui caractérise souvent ces diffuseurs ? « On a interrogé différentes personnes et aussi des artistes. Il y avait entre autres Stéphanie, des soeurs Boulay, qui disait que c'est sûr que l'imperfection de ces lieux-là a son charme. Mais c'est difficile des fois pour un artiste à cause, justement de la précarité des équipements, de donner le meilleur spectacle même si ça peut contribuer. Il y a comme deux éléments qui se confrontent », estime-t-elle.

Selon les sondeurs, il faudrait surtout que ces petites salles puissent bénéficier de soutien particulièrement à deux niveaux : les cachets offerts aux artistes et l'équipement technique. Ces deux postes budgétaires avaient été identifiés comme étant les deux plus élevés pour les salles de spectacle, alternatives ou non, dans une étude initiée par le Festival de musique émergente en Abitibi-Témiscamingue en 2010.

Mathieu et Geneviève avaient comme idée initiale de concentrer l'étude sur les diffuseurs de la région, mais puisque c'est un sujet qui rejoint plusieurs régions du Québec et bien c'est en train de faire le tour de la province. Les intéressés ont jusqu'à vendredi pour répondre au questionnaire.

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