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Une demande d'action collective déposée contre la mine Canadian Malartic

Une demande d'action collective a été déposée aujourd'hui en Cour supérieure contre la minière Canadian Malartic. Le document est présenté par Louis Trottier, représentant du Comité des citoyens de la zone sud de Malartic. Il a fait la demande au nom des 700 foyers, soit environ 1400 résidents qui habitent à moins de 800 mètres de la mine d'or à ciel ouvert.

Avec les informations de Émélie Rivard-Boudreau et de Claude Bouchard

Un montant de 20 millions de dollars est demandé au nom du groupe à titre de dommages exemplaires pour atteinte à leurs droits à la jouissance de leurs biens et à un environnement de qualité, entre autres.

« On est insatisfaits de l'offre que la minière a faite aux citoyens. C'est pour ça que pour les impacts subis depuis le début des opérations, depuis 2011, on est inquiets des impacts à venir même pour les agrandissements qu'ils vont faire. C'est pour ça qu'on a décidé de mettre ça entre les mains d'un juge pour que les compensations deviennent équitables pour tous les citoyens de la zone sud », explique Louis Trottier.

Louis Trottier estime que son groupe « veut que les problèmes soient réglés et pour qu'ils soient réglés, pour nous autres, avec tous les débats qu'on a faits, les rencontres et tout ce que tu peux imaginer, ça a toujours abouti à rien, dans le fond. »

Plusieurs demandes

L'action collective demande également 3 000$ par année, par résident, entre le 1er août 2013 et le 1er août 2016 pour le stress qui serait causé par Canadian Malartic. La requête vise à obtenir la même somme en ce qui concerne les problèmes de sommeil et les inconvénients liés au bruit. Un autre 3 000$ par résident par année depuis 2013 est demandé pour les vibrations et la surpression.

Le document réclame aussi 1 500$ par année depuis la même date pour le nettoyage des propriétés de tous les propriétaires d'immeubles qui ne sont pas résidents et aux locataires d'immeubles commerciaux.

La requête du Comité vise également à faire condamner Canadian Malartic à payer toute somme liée à la perte de valeur immobilière qui découlerait des nuisances alléguées. Les citoyens intéressés à poser des questions aux avocats qui traitent le dossier pourront le faire lors de rencontres les 8 et 15 août prochains.

Canadian Malartic n'est pas surprise

Par écrit, la minière Canadian Malartic s'est dite déçue, mais pas surprise de cette requête par les représentants du Comité de citoyens de la zone sud de la voie ferrée. Selon la minière, l'option juridique privilégiée par ce groupe encourage le débat et la confrontation au lieu de favoriser la cohabitation. Canadian Malartic maintient que son Guide de cohabitation se fera dès le 1er septembre, une solution qu'elle qualifie de concrète et constructive.

De son côté, le co-président du Comité de suivi Canadian Malartic, Jacques Saucier, se dit déçu de voir le Comité de citoyens de la zone sud de Malartic déposer une demande d'action collective contre la minière. Selon lui, les démarches de consultation des derniers mois et l'élaboration d'un Guide de cohabitation sont des exemples de collaboration entre les citoyens et l'entreprise.

Jacques Saucier estime que son Comité est sur la bonne route, notamment en ce qui a trait aux demandes et inquiétudes des résidents qui entourent le site d'exploitation de la minière.

Par ailleurs, l'avocate et associée à la firme Sylvestre Fafard Pinchaud Marie-Anaïs Sauvé, a expliqué en quoi consistait une action collective au Radio-Magazine. Selon elle, une telle action vient rééquillibrer les forces entre une grande entreprise et les citoyens.

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