Retour

Une entente est conclue entre la FIQ et le CISSS de l'Abitibi-Témiscamingue

Le Centre intégré de santé et de service sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue (CISSSAT) et la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) sont parvenus à une entente de principe. L'entente prévoit le rehaussement du nombre d'embauches à temps plein.

La proportion d'infirmières auxiliaires embauchées à temps complet passerait de 13 % à 50 %.

Pour le président directeur général du CISSSAT, Jacques Boisonneault, cette entente comporte de nombreux avantages. « Ça va permettre aux gens qui sont en région, qui des emplois précaires, de demeurer avec nous. L'autre élément, c'est bien sûr que ça va favoriser le recrutement. La surcharge de travail, le temps supplémentaire et la main d'œuvre indépendante sont des fléaux qu'on doit attaquer ».

De son côté, la présidente de la FIQ en Abitibi-Témiscamingue, Carole Gendron, estime que cette entente est essentielle au bien-être des membres du syndicat. « Nos membres sont fatigués, ils font du temps supplémentaire, ils ont plus ou moins de vie. Avec cette entente-là, on espère diminuer le fardeau de tâche pour que les infirmières, les infirmières auxiliaires et les inhalothérapeutes aient une vie constante », indique-t-elle.

L'entente de principe sera votée par les membres après la période de maraudage si la FIQ devient le syndicat officiel du personnel médical du CISSSAT.

Déficit de 9,5 millions

Par ailleurs, le CISSS de l'Abitibi-Témiscamingue a enregistré un déficit de 9,5 millions dollars dans la dernière période de son budget. L'année fiscale du système de la santé compte 13 périodes budgétaires d'environ 28 jours. Le déficit de 9,5 millions correspond ainsi à la période 10.

Selon le président-directeur général du CISSSAT, Jacques Boissonneault, certains points du plan d'optimisation budgétaire devront être ajustés. « On a quand même un plan d'optimisation qu'on a mis en place avec 14 projets, explique-t-il. Certains d'entre eux donnent des dividendes, d'autres, sont en cours, mais les dividendes ne sont pas au rendez-vous encore. D'autres ne fonctionnent carrément pas comme le temps supplémentaire et l'assurance salaire. Le phénomène de l'assurance salaire plus élevée est vécu partout dans le réseau et, évidemment, il y a du travail à faire à ce niveau-là », admet Jacques Boisonneault.

Malgré tout, Jacques Boissonneault pense que l'équilibre budgétaire est encore possible pour l'année en cours.

Rappelons que la loi sur l'équilibre budgétaire du réseau public de la santé et des services sociaux empêche le CISSSAT de se retrouver en déficit à la fin d'une année budgétaire.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine