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Une franchise de Pirouette et Girouette pourrait ouvrir à Rouyn-Noranda

Moins d'un an après son ouverture, l'entreprise Pirouette et Girouette pourrait vendre des franchises dans d'autres villes de la région. Valérie Dufour, copropriétaire du centre d'amusement familial, dit travailler sur ce dossier avec des spécialistes en droit de la franchise.

Avec les informations d'Émilie Parent-Bouchard

Des franchises pour les petits milieux

Elle fait valoir qu'il existe déjà de telles entreprises dans les grands centres, mais que les petites villes des régions éloignées sont mal desservies . « Ce qui se franchise présentement comme centre d'amusement au Québec, c'est juste des projets [pour des villes dont la population se situe] au-dessus de 750 000 », note Mme Dufour.

Elle croit que la conjoncture économique actuelle est un frein à l'offre de divertissement par des services publics. « C'est certain que les communautés présentement avec les choix du gouvernement, avec les coupures, c'est plus difficile pour les organisations d'offrir un espace comme on peut offrir avec Pirouette et Girouette. Nous on se dit que c'est facilitant pour ces personnes-là de démarrer avec une franchise », croit-elle.

Valérie Dufour ajoute que des discussions sont présentement en cours avec des entrepreneurs de deux villes de la région.

Discussions en cours avec Le vol du colibri

La coopérative Le vol du colibri, qui gère des garderies à Rouyn-Noranda, pourrait être le premier à établir une microfranchise de Pirouette et Girouette. Sa coordonnatrice explique que les locaux du centre d'amusement Ouistiti, qui ferme ses portes ce vendredi, pourraient être utilisés à cette fin.

France Caouette y voit une vocation complémentaire à celle du service de garde. « Notre mission nous autres, ce n'est pas juste d'offrir des services de garde, c'est de soutenir le développement des enfants en soutenant leur famille. [Donc], c'est sûr que d'avoir une salle de jeux comme ça à côté de la garderie, ça nous permet de créer un milieu enfants-parents et aussi de partage entre parents. Souvent, c'est ça qui va manquer aux parents, ce n'est pas tellement d'aller chercher des experts qui les orientent, mais de se voir entre parents au niveau de l'éducation de leur enfant ou de comment leur enfant se développe avec d'autres. Après, pour nous, c'est sûr que c'est avoir une salle de jeux que les enfants de la garderie vont pouvoir en profiter », explique Mme Caouette.

Elle ajoute que les profits générés par le centre d'amusement pourraient aussi servir à maintenir des services de garde abordables puisque la coopérative ne touche pas de subventions gouvernementales. Le projet pourrait nécessiter un investissement de 100 à 300 000 $.

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