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Une nouvelle Politique nationale sur l'éducation demandée par l'Association des commissions scolaire d'Abitibi-Témiscamingue

L'Association des commissions scolaires de l'Abitibi-Témiscamingue (ACSAT) demande à Québec de se doter d'une Politique nationale sur l'éducation plutôt que de transformer le système de gouvernance. C'est ce qu'a fait savoir l'organisme qui regroupe les cinq commissions scolaires de la région dans une lettre ouverte.

Selon l'Association des commissions scolaires, les conseils des commissaires représentent une proximité qui permet un partenariat avec les 62 municipalités du territoire.

L'ACSAT soutient aussi que les commissions scolaires représentent un levier important pour la démocratie au Québec, alors que le projet de loi 86, prévoit une centralisation des pouvoirs.

Comme le mentionne son président, Gaétan Gilbert, la population doit savoir que la gouvernance scolaire fonctionne bien.

L'Association ajoute que le principal défi du milieu de l'éducation est d'assurer la réussite éducative des élèves. Elle estime que le projet de loi 86, qui prévoit l'abolition de la gouvernance scolaire, n'aura aucun impact sur cet aspect et risque de priver certains milieux des ressources dont ils ont besoin.

« L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), qui regroupe 80 pays industrialisés, estime pourtant que le réseau d'éducation québécois, qui a des coûts de gestion de 5 %, est l'un des plus performants au monde, en devançant même ceux des pays scandinaves. Il est donc incompréhensible que le gouvernement du Québec fasse de la gouvernance son principal cheval de bataille, alors que les milieux concernés n'estiment pas que cet enjeu est prioritaire », argue l'ACSAT dans sa lettre.

Pour toutes ces raisons, l'Associaton des commissions scolaires croit que la solution doit passer par le développement d'une nouvelle Politique nationale sur l'éducation. « Il est impératif que l'ensemble des forces vives concernées par le milieu de l'éducation travaille dès maintenant à l'élaboration d'une Politique nationale sur l'éducation, en s'assurant qu'elle soit construite sur mesure pour chacun de nos milieux plutôt que de type mur à mur », suggère-t-on.

L'Association des commissions scolaires présentera un mémoire à la commission parlementaire sur le projet de loi 86 le mardi 5 avril prochain.

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