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Une nouvelle politique profitable pour les producteurs de boeuf de l'Abitibi-Témiscamingue?

Les producteurs de boeuf de l'Abitibi-Témiscamingue espèrent profiter de la nouvelle politique bioalimentaire qui sera déposée à Québec, au printemps prochain. À la veille de ce dépôt, les producteurs de bovins du Québec ont fait savoir qu'ils veulent augmenter leur production de 50 % d'ici 2025.

Un texte d'Émélie Rivard-Boudreau

L'objectif d'augmenter la production bovine québécoise de 50 % d'ici 2025 est encourageante pour des agriculteurs de la relève, tandis que d'autres trouvent l'objectif ambitieux.

Félix Desaulniers est copropriétaire de la ferme Plamondon et fils de Barraute.

À 28 ans, le producteur de vaches et de veaux est motivé par cette cible à atteindre. Il a de l'espace pour doubler son sheptel, mais fait face à d'autres défis.

« C'est vraiment difficile d'investir des gros montants dans les infrastructures, parce qu'on ne sait jamais si le prix va se maintenir », explique-t-il.

Comme pour l'emsemble des secteurs en Abitibi-Témiscamingue, il rajoute que le plus gros enjeu est le recrutement de main-d'oeuvre. « Je connais d'autres producteurs qui ont plusieurs employés puis, s'ils en ont un bon, ils ont beaucoup de misère à le garder », raconte-t-il.

Reprendre le temps perdu

Depuis 2008, la vente de bovins a chuté de 35 % au Québec.

Le président du syndicat des producteurs bovins de l'Abitibi-Témiscamingue, Stanislas Gachet, précise que l'augmentation de 50 % permettrait simplement de rattraper la baisse de production subie par les producteurs au cours des dernières années.

Le producteur de vaches et de veaux d'Amos Vincent Boisvert croit que d'augmenter de 50 % la production québécoise dans le but d'exporter est ambitieux.

« On produisait peut-être beaucoup de boeuf, mais on ne visait peut-être pas assez la qualité, considère-t-il. L'environnement n'est pas là, les instituions financières pour financer ça et nous aider à investir là-dedans ne sont pas là non plus. »

Plus de recherche?

La professeure-chercheure en agroalimentaire de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, Carole Lafrenière, croit qu'il manque de recherche sur l'acceptabilité sociale des projets agricoles.

« On n'a pas les éléments pour être capable de faire un débat sur des faits, et non un débat sur toutes sortes de données qui circulent », souligne-t-elle.

Selon elle, cependant, l'Abitibi-Témiscamingue possède l'espace, la qualité des fourrages et le savoir-faire pour augmenter considérablement sa production de veaux d'embouche.

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