Retour

Une « nouvelle vie » grâce à une transplantation de poumons

Âgée de 41 ans, France Larochelle de Ville-Marie, au Témiscamingue, vit avec de nouveaux poumons depuis environ 4 ans. Atteinte de la fibrose kystique, les pronostics des médecins étaient assez pessimistes à son égard. Grâce à une greffe des poumons, elle profite d'une « nouvelle vie ». Elle a offert son témoignage à l'émission Des matins en or dans le cadre de la semaine du don d'organes et de tissus.

« En 1974, on avait dit à mes parents que je n'irais jamais à l'école »

« C'est à l'âge de 8 mois que mes parents ont appris que j'étais atteinte de la fibrose kystique. À ce moment-là, en 1974, on avait dit à mes parents que je n'irais jamais à l'école », raconte France Larochelle.

Elle a dû composer avec la maladie durant de nombreuses années. « Je me suis quand même rendue jusqu'à 37 ans. À 35 ans, on a commencé à me parler de transplantation parce que mes poumons ne fonctionnaient vraiment plus. Il n'y avait plus de médicaments pour me soulager, dit-elle. On estimait qu'il me restait entre deux et trois ans à vivre. »

Mme Larochelle était alors confinée à la maison, constamment branchée sur un appareil respiratoire. Elle devait se soumettre à des traitements quotidiens de trois heures, sans compter les nombreuses hospitalisations qui étaient nécessaires. Elle devait alors franchir la route qui la séparait de l'hôpital de Rouyn-Noranda, où elle pouvait être traitée.

Un déménagement à Montréal nécessaire en vue de la transplantation

La transplantation est devenue une des seules solutions possibles aux maux de France Larochelle. Toutefois, au Québec, la transplantation pulmonaire ne peut s'effectuer qu'à l'hôpital Notre-Dame de Montréal. La dame et son conjoint ont été contraints de déménager dans la métropole puisque « lorsqu'on est en attente, on doit être à 2 heures de l'hôpital Notre-Dame lorsqu'on reçoit notre appel [...] Les poumons, ce qu'on me dit, c'est que c'est un organe qui ne vit pas longtemps sur la glace. Lorsqu'il est prélevé, ils ont 4 heures pour le greffer. »

Un matin, Mme Larochelle a reçu l'appel de son médecin. « C'était vraiment la sensation d'avoir gagné à la lotto », se souvient-elle. L'opération de greffe peut durer entre 6 et 10 heures.

« Une nouvelle vie »

Après l'intervention, Mme Larochelle a retrouvé la santé graduellement. « Maintenant, j'ai retrouvé une capacité pulmonaire en haut de 110 %. Je fais tout. Je cours. J'ai fait un 5 kilomètres l'été dernier [...] C'est vraiment une vie nouvelle que je n'avais jamais connue », assure-t-elle.

Un Canadien sur trois aurait signé sa carte de don d'organe. 3 millions de personnes auraient officialisé cette décision auprès de leurs notaires.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine