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Une pétition pour sauver la harde de caribous de Val-d'Or

L'Action boréale de l'Abitibi-Témiscamingue (ABAT) poursuit sa campagne intensive de mobilisation pour sauver la harde de caribous forestiers de Val-d'Or. L'organisation lance une pétition qui sera mise en ligne mardi pour souligner la Journée mondiale de la biodiversité.

Un texte d'Émélie Rivard-Boudreau

L'ABAT ne démorb pas. Après avoir sollicité ses membres d'écrire sur les pages Facebook et web du ministère de la Forêt et de la Faune et directement au ministre Luc Blanchette, elle lance une pétition demandera au ministre de la Forêt, de la Faune et des Parcs, Luc Blanchette, de tout mettre en œuvre pour « assurer la survie des caribous de Val-d'Or et la protection de leur habitat, et ce dans le respect des droits et savoirs des peuples autochtones ».

Les organismes écologistes Greenpeace et Nature Québec participent aussi à cette campagne de mobilisation.

« Dans son dernier rapport, le ministre disait qu'il y avait 10 % de chances de pouvoir sauver le caribou si on investissait en conservation, explique le président de l'ABAT, Henri Jacob. Ce qu'on veut, c'est qu'au Québec, quand une espèce est menacée, on ne peut pas laisser tomber simplement en disant que ça coûterait trop cher ou peu importe la raison ».

Le militant considère également que le Québec se doit de respecter la Convention sur la diversité biologique adoptée à Rio de Janeiro. « Elle dit qu'on doit tout mettre en oeuvre pour tenter de sauver toutes les espèces, et en particulier, mettre des efforts spéciaux sur les espèces en voie d'extinction », évoque le militant.

La pétition sera en ligne pour quelques mois, voire jusqu'à la période électorale.

D'autres espèces à protéger?

Le président de l'Action boréale profite de la Journée mondiale de la biodiversité pour mentionner qu'à l'instar du reste de la planète, l'Abitibi-Témiscamingue voit aussi certaines espèces animales en diminution. Le phénomène est aussi peu étudié, s'inquiète-t-il.

« On a des reptiles, ici, qui sont très peu étudiés, comme la tortue serpentine. Elle n'est pas en voie d'extinction, mais la population d'Abitibi est très très petite. Le loup est aussi en diminution, parce qu'on voit une augmentation assez significative des coyotes, qui prennent la place quand il n'y a plus de loups ».

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