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Une première imprimante 3D au service de l'apprentissage des sciences des élèves de l'Abitibi

La Commission scolaire du Lac-Abitibi a fait l'acquisition de la première imprimante trois dimensions destinée à l'usage des étudiants de la région, qui sont parmi les premiers de la province à avoir accès à cette nouvelle technologie. C'est à la Cité étudiante La Polyno de La Sarre qu'elle est utilisée pour la première fois, dans le cadre des travaux de laboratoire des étudiants de Sciences et technologies de l'environnement de l'enseignante Carole Bouchard. À l'occasion de la semaine des professeurs qui s'achève, Radio-Canada est allé à la rencontre de cette passionnée de l'enseignement et de son équipe qui, malgré le contexte budgétaire difficile, font des pieds et des mains pour intéresser les jeunes à la science. 

Un reportage d'Émilie Parent-Bouchard

L'imprimante 3D imprime les plans de boîtiers en plastique dessinés à l'ordinateur par des étudiants de Sciences et technologies de l'environnement (STE). Ces pièces de plastique vont servir à assembler un gaussmètre, un appareil qui sert à détecter les champs électromagnétiques.

Première imprimante 3D dans un cadre scolaire

Selon la professeure Carole Bouchard, l'utilisation de l'imprimante 3D donne une valeur ajoutée au travail des élèves. Elle explique qu'elle permet aussi d'acquérir des connaissances dans différentes disciplines tout en ayant du plaisir.

« Ça entre dans mon programme, parce que j'utilise toute la partie des matériaux, les plastiques, le bois, les métaux. On est rendus à l'étape où on commence les impressions, donc c'est comme un cadeau de Noël au mois de février, parce que c'est vraiment nouveau, c'est de la technologie », explique-t-elle avant l'arrivée de la vingtaine d'élèves, dont la majorité sont des filles. 

Le conseiller en technopédagogie est fier de travailler dans l'une des premières commissions scolaires du Québec à disposer de cette technologie. Éric Godbout croit que d'être en contact avec cette imprimante 3D donnera une longueur d'avance aux élèves lorsqu'ils arriveront sur le marché du travail.

« L'idée, c'est de pouvoir donner la possibilité aux élèves d'explorer les nouvelles technologies qui commencent à être sur le marché parce que quand ils auront terminé leurs études, ça sera déjà bien implanté », précise-t-il. 

Toucher à la science

Pour les élèves de Carole Bouchard, il n'y a pas de doute, mettre la main à la pâte facilite l'apprentissage.

« On est comme les premiers à faire ça, [donc] c'est l'fun. On est un peu comme les cobayes », laisse tomber Sébastien Bordeleau, qui ajoute vouloir lui-même devenir technicien de laboratoire et alors qu'il est en train de perforer le circuit imprimé de son gaussmètre à l'aide d'une perceuse. 

« C'est plus l'fun parce qu'on est dedans, on voit comment on fait », ajoute sa collègue Audrey de la Chevrotière, qui expose sa plaque photosensible à une source de lumière UV pour que s'impriment les pistes de son circuit imprimé en devenir.

L'enseignante Carole Bouchard croit aussi que de mener un projet de A à Z favorise la persévérance scolaire. À la suite de la semaine des professeurs, les journées auront d'ailleurs lieu la semaine prochaine. Et malgré le contexte budgétaire difficile qui a diminué les heures des techniciens en laboratoire dans ses cours de sciences, elle espère pouvoir continuer à mener des projets stimulants avec ses élèves.

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