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Une révélation déconcerte l’audience de la Commission Viens

Le citoyen Thomas Anichinapéo a livré un témoignage émouvant à la Commission d'enquête sur les relations entre les Autochtones et certains services publics. Il a ajouté en fin de témoignage que sa femme, aujourd'hui décédée, avait été agressée par un policier.

Avec les informations de Thomas Deshaies

D’entrée de jeu, Thomas Anichinapéo a raconté comment il avait été victime, de ce qu'il considère comme de l'acharnement, de la part de certains policiers alors qu'il se trouvait en situation d'itinérance à Val-d'Or.Il a expliqué comment il était tombé dans la consommation, notamment pour oublier la perte de nombreux êtres chers, pour finalement se retrouver dans la rue.Durant cette période, il a reçu 24 constats d'infractions entre 2009 et 2011, principalement pour avoir consommé des boissons alcoolisées dans un lieu public, contractant ainsi une dette de près de 5 000 $.

Acharnement et harcèlementThomas Anichinapéo a affirmé avoir été victime d'harcèlement de la part de certains policiers de Val-d'Or.« À un moment donné, on s'est fait arrêter par des policiers. Ils nous disaient de s'en aller ailleurs, il nous donnait des tickets. Quand on allait ailleurs, je ne sais pas comment il faisait pour nous retrouver. On se ramassait avec un ticket par jour », se rappelle-t-il.

« Ils nous suivaient partout où on allait. ajoute-t-il. D'autres qui passaient, ils s’arrêtaient, nous disaient d'aller boire ailleurs, on ne dérangeait pas personne. »

Croire les femmesThomas Anichinapéo est depuis parvenu à cesser de consommer et à payer sa dette à la Ville pour éviter un emprisonnement.Il a également tenu à souligner qu'il croyait les femmes autochtones qui dénoncent les abus dont elles ont été victimes.

« Aujourd'hui, je me dis pourquoi je n'ai jamais cru ma conjointe Doreen. Je me rappelle, un soir, quand j'étais allé dormir au dortoir, que je n’étais pas venu [la rejoindre]. Je me souviens que le lendemain elle m'avait dit qu'elle avait été agressée par un policier.

Le procureur de l'Association des policiers, David Coderre, a tenté de s'opposer à ce que le témoin s'exprime sur cette question, mais a été rabroué par le Commissaire Viens.David Coderre a refusé notre demande d'entrevue.Pour sa part, la Sûreté du Québec ne commente pas les témoignages exprimés dans le cadre de commissions d'enquête.Thomas Anichinapéo croit que la solution passe par davantage de respect par les dispensaires de services publics et a tenu à préciser qu'il était parvenu à pardonner.

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