Le mode de vie « zéro déchet » pourrait prendre de l'ampleur en 2017. Même si les actions qui en découlent sont déjà partie prenante de la vie de certains, la tendance pourrait être en hausse dans la prochaine année.

Le mode de vie « zéro déchet » consiste simplement à éviter le plus possible de produire des résidus ou à engendrer du gaspillage en fonction des actions de la vie quotidienne. Si cette tendance a été largement encouragée en 2016, elle promet de gagner en popularité en Abitibi-Témiscamingue, où certains commerçants et habitants de la région tentent de conscientiser les citoyens à ce mouvement de société.

Conscience écologique

C’est le cas de Jolyane Morin, une adepte du mode de vie « zéro déchet ».

Cette dernière affirme avoir toujours possédé une conscience écologique aiguisée avant de se lancer dans les actions concrètes du phénomène « zéro déchet ». « Il y a deux ans, je suis tombée sur une entrevue de Béa Johnson, à l’émission Tout le monde en parle. Après avoir lu son livre, j’ai essayé et mis plusieurs choses en branle », explique-t-elle.

Pour sa part, il aura fallu deux ans pour en arriver à un mode de vie à presque 100% sans déchet.

Au point de vue de la nourriture, je fais pratiquement tout « maison ». Je fais mon Lipsyl, mon déodorant, depuis peu je fais du shampooing. J’essaie des trucs, mais surtout de ne pas acheter commercialement.

Jolyane Morin

Selon elle, il faut instaurer des actions concrètes, mais estime qu’il est important de les établir une à une. « On a souvent beaucoup de réserves de certains produits. Mais quand je termine quelque chose, je me pose la question : qu’est-ce que je peux faire pour le remplacer? », raconte-t-elle.

Changer les habitudes

Jolyane Morin estime que les gens qui lui posent des questions sur son mode de vie affirment avoir peur de changer leurs habitudes. « Je suis enseignante au primaire, et c’est vraiment par les enfants que ça passe le mieux. Ils sont curieux et ramènent cela à plus petite échelle à la maison », avoue-t-elle.

Elle ajoute que les gens doivent toutefois aller à leur rythme. « C’est un peu paniquant! », dit-elle.

Apport des commerçantsJolyane Morin estime qu’il est actuellement difficile de trouver des commerces dans la région qui vendent des produits ou de la nourriture en vrac. Cette méthode d’achat est préconisée par les adeptes du mode de vie « zéro déchet », qui évitent de devoir composer avec les contenants et les emballages utilisés pour de nombreux produits.

C’est gênant d’aller cogner pour une première fois à la boucherie avec son propre contenant, mais une fois que c’est fait, les gens apprennent à connaître le principe et me reconnaissent. Un jour à la fois!

Jolyane Morin

À Val-d’Or, toutefois, l’épicerie fine Le monde selon Manu tente de s’adapter aux besoins de cette tendance. Roxane Drolet explique que les clients peuvent arriver avec leurs propres sacs ou contenants, et que les produits désirés passent par la balance. « Que ce soit les noix, les bonbons, les produits secs, les pâtes. Même les huiles et les vinaigres viennent d’être entrés dans la formule en vrac, dernièrement », énumère-t-elle.

Afin d’encourager la population à poser des gestes en lien avec le mode de vie « zéro déchet », le commerce offre actuellement des rabais pour les clients qui choisissent d’emballer leurs achats avec leurs propres sacs ou contenants.

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