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Zach Zoya, nouvel espoir des Disques 7ième Ciel

Zach Zoya est le nouveau protégé de Steve Jolin des Disques 7ième Ciel. Le rappeur originaire de Rouyn-Noranda, mais installé à Montréal, a lancé cette semaine sa première chanson officielle, Superficial. On y découvre son talent à la fois de chanteur et de rappeur sur une trame accessible à un large public.

Un texte de Félix B. Desfossés

La pièce est disponible en téléchargement et en écoute en continu (streaming) depuis à peine trois jours et, déjà, Apple Music l’a sélectionnée dans sa liste de lecture Best of the week (le meilleur de la semaine).

Le jeune rappeur ne s’en cache pas, il vise un auditoire le plus large possible. « Ma musique, à la base, c’est pensé pour être accessible à tout le monde, confirme-t-il. Je viens d’un environnement anglo et franco, donc, je pense que je suis bien placé pour comprendre l’audience francophone qui ne comprend pas toujours les chansons anglophones ou le contraire, alors je pense que je suis très bon à faire en sorte que ma musique soit bonne à l’oreille même si tu ne comprends pas nécessairement le contenu […] C’est une des raisons pourquoi je combine le chant [au rap], pourquoi ce sont des beats que tu peux entendre à la radio. »

D'Afrique du Sud à Montréal, via Rouyn-Noranda

Étrangement, à l’origine, rien de prédestinait Zach à se diriger vers une carrière dans le monde du hip-hop.

Né à Rouyn-Noranda d’un père originaire d’Afrique du Sud, « j’ai grandi avec à peu près toutes les musiques, sauf le rap je te dirais. Ce n’était vraiment pas la plus grosse de mes influences en grandissant […] Je me rappelle beaucoup de Soweto Gospel Choir, des chorales d’origine africaine, mais il n’y a pas juste ça. Il y a du Michael Jackson, du Beatles, du Queen, du Simon & Garfunkel, du Elvis Presley et la musique pop du moment aussi. »

Ça ne fait que 4 ans qu’il s’est tourné vers le rap. « Au début, le rap ne m’intéressait pas vraiment parce que je n’étais pas sûr de comprendre ce qu’il y avait d’attrayant à quelqu’un qui parle sur le beat, qui n’a pas une mélodie dans sa voix, qui n’est pas on pitch, comme on dit. Ça m’a pris un bout à comprendre qu’il y a un attrait derrière faire des jeux de mots et être poétique dans le contenu de ton texte », nuance-t-il.

« Pur talent »

Steve Jolin a sous sa houlette certains des plus éminents rappeurs du Québec en ce moment, dont Koriass et Alaclair Ensemble, pour ne nommer qu’eux. Justement, ce sont eux qui lui ont parlé de Zach. Le producteur basé à Rouyn-Noranda avait bel et bien vu le jeune Zach Zoya sur scène dans la région il y a deux ans, mais il en était encore à ses débuts.

Cependant, le printemps dernier, lorsque Zoya a fait paraître un premier mini-album sur la plateforme Soundcloud, Jolin ne pouvait faire autrement que de constater une progression fulgurante. « Un pur talent, ce jeune. Il rappe, il chante… une vraie machine », s’étonne le producteur.

Après ce premier simple, le chemin n’est pas encore tracé pour Zach Zoya. Sa place reste à faire, mais son talent et ses tendances musicales lui dessinent un avenir fort prometteur. « Pour l’instant, je me concentre sur ma création. Je crée beaucoup de contenu pour élargir mes horizons, pour voir moi, en tant qu’artiste, dans quelle direction je veux aller. Le plan, je vais le faire à la mesure. Je n’ai rien de prévu autre pour le futur que de release de la musique. »

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