Retour

118 postes abolis au Centre de santé Bas-Saint-Laurent

Le Centre de santé et de services sociaux du Bas-Saint-Laurent (CISSS) abolit 118 postes dans la région dans la foulée des compressions de 20 millions de dollars auxquelles l'organisation doit faire face aux cours des deux prochaines années.

Un texte de Julie Tremblay

Des 118 postes abolis, 33 sont des postes d'infirmières et d'infirmières-auxiliaires, et 51 postes sont actuellement vacants.

La présidente directrice-générale du CISSS du Bas-Saint-Laurent, affirme qu'elle n'a pas eu le choix de couper des postes pour répondre aux efforts financiers demandés par le ministère de la santé. Cela fait sept ans que les centres de santé doivent se serrer la ceinture et elle considère que dans les circonstances, son administration a évalué tous les scénarios possibles et a fait de son mieux pour maintenir les services :

Isabelle Malo a ajouté que les salaires représentent 68 % des dépenses des hôpitaux, c'est pourquoi les compressions touchent entre autres le personnel. 

Elle promet que les employés dont le poste sera aboli et qui cumulent plus de deux ans d'ancienneté conserveront leur sécurité d'emploi et leurs avantages sociaux. Ils seront toutefois réaffectés à d'autres équipes.

Les services seront maintenus, assure le CISSS

La direction du CISSS a tenu à préciser qu'il n'y aura ni réduction des heures d'ouverture ni fermeture des blocs opératoires, des urgences et des services d'obstétrique dans la région. Isabelle Malo avoue que cette option a été envisagée, mais elle n'a pas été retenue par les gestionnaires, puisqu'elle ne « correspondait pas à leurs valeurs ».

Elle a ajouté que les lits qui seront fermés dans certains hôpitaux avaient un taux d'utilisation très bas.

Isabelle Malo espère que le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, tiendra ses promesses et que cette année sera la dernière année de compressions. Elle affirme que l'équilibre financier de son organisation est précaire et qu'il serait difficile de jongler avec d'autres compressions sans réduire les services à la population.

Les syndicats réagiront publiquement mardi.

Plus d'articles

Commentaires