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15 $ de l'heure pour réduire les inégalités

Augmenter le salaire minimum à 15 $ de l'heure, assurer à tous les Québécois un revenu minimum garanti et réduire les inégalités et les préjugés. C'est ce que revendique le Collectif pour un Québec sans pauvreté, dont la tournée provinciale s'arrête, ce mercredi, à Rimouski.

En ce jour de grande guignolée des médias, une quarantaine de personnes sont réunies à Rimouski pour parler de pauvreté et des façons de l'enrayer.

L'actuel plan de lutte contre la pauvreté du gouvernement du Québec viendra à échéance l'an prochain, c'est pourquoi le Collectif pour un Québec sans pauvreté fait une tournée provinciale afin de recueillir des recommandations aux quatre coins de la province.

« On met des sondages en ligne, on demande aux gens de déposer des mémoires, les ministres rencontrent quelques groupes et on considère que c'est une consultation », déplore le porte-parole du Collectif, Serge Petitclerc, qui croit que le gouvernement lui-même aurait dû organiser ces consultations.

Salaire minimum à 15 $ de l'heure

Parmi ses revendications, le Collectif réclame un revenu minimum garanti et un salaire minimum à 15 $ de l'heure afin d'assurer une qualité de vie aux plus démunis.

Il y a d'autres choses que la guignolée des médias pour aider les plus pauvres. Je pense qu'un salaire minimum à 15 dollars de l'heure est un bon départ là-dessus.

Guy Labonté, coordonnateur du comité Logement Rimouski-Neigette

Le salaire minimum et l'exode rural

Alors que les uns militent pour la hausse du salaire minimum, l'Institut économique de Montréal, connu pour ses positions libérales, vient de faire paraître une étude selon laquelle l'implantation d'une telle mesure ferait perdre 160 000 emplois à long terme au Québec, en plus de favoriser l'exode rural.

Toujours selon cette étude, près de la moitié des travailleurs risqueraient de perdre leur emploi ou de voir leur nombre d'heures de travail diminuées dans neuf MRC du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie.

Une hausse aussi "drastique" du salaire minimum pourrait avoir un effet dévastateur sur l'emploi en région.

Alexandre Moreau, analyste en politiques publiques, IEDM

Plusieurs membres du Collectif pour un Québec sans pauvreté conviennent que Québec ne peut hausser le salaire minimum du jour au lendemain sans prévoir une période d'adaptation pour les employeurs.

L'un des premiers pas à franchir, selon Guy Labonté, c'est de mettre fin aux préjugés et de cesser de considérer que les personnes qui vivent dans la pauvreté sont les uniques responsables de leur condition.

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