Une expédition organisée dans le cadre du 150e anniversaire de la Confédération canadienne doit fournir des échantillons précieux pour une vingtaine de projets de recherche scientifique.

Un texte d’Ariane Perron Langlois

Partie de Toronto en juin, l'expédition Canada C3 doit atteindre Victoria, en Colombie Britannique, à la fin octobre. Il s’agit d’un périple de 150 jours via les Grands Lacs, le Saint-Laurent, les Maritimes, et l'Océan Arctique.

Le navire transporte une équipe de chercheurs qui prélèvent des échantillons destinés à une vingtaine de projets scientifiques menés pour des universités canadiennes, dont l’Université de la Colombie-Britannique et l’Université Dalhousie. Ils s’intéressent notamment au plancton, à la présence de microplastique, à l'ADN environnemental, aux mammifères marins et aux espèces envahissantes.

La chef scientifique de l'expédition Canada C-3, Lyne Morrissette, explique que le trajet de 23 000 kilomètres est une occasion unique de prendre des échantillons des trois océans.

« Normalement, un chercheur qui travaillerait sur l’ADN environnemental ou la biodiversité pourrait être un spécialiste du Pacifique et comparer ses résultats avec un collègue de l’Atlantique », explique Mme Morrissette. « Là, ce qui est fascinant, c’est qu’un même projet va couvrir les trois océans, avec une uniformité dans la méthodologie », ajoute-t-elle.

À la rencontre des communautés riveraines

Le navire ne transporte pas que des scientifiques. Des artistes et des athlètes olympiques sont aussi de l’expédition. Presque quotidiennement, ils jettent l’ancre pour aller à la rencontre des communautés riveraines, notamment des Premières Nations.

Après s’être arrêtée au large de Rimouski lundi, l’expédition sera de passage à Baie-Comeau mardi et mercredi.

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