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30 mois de prison pour Steven Donusz Vallée

Reconnu coupable en juillet dernier de deux chefs d'accusation d'agression sexuelle sur un mineur, Steven Donusz Vallée a été condamné à une peine totale de 30 mois de prison.

Un texte de Joane Bérubé

Les faits se sont produits entre le 1er novembre 2012 et le 1er avril 2013 au moment où l'homme de Sainte-Anne-des-Monts était propriétaire d'une entreprise d'animation destinée aux enfants. L'accusé était passible d'une peine d'emprisonnement maximale de 10 ans.

La défense demandait 12 mois, relevant l'absence d'antécédents judiciaires de M. Donusz Vallée ainsi que son ouverture à entamer une thérapie.

L'avocat de la défense, Me Hugo Caissy, a aussi indiqué que trois personnes sont venues témoigner des relations très proches entre la victime et l'accusé.

Me Caissy a ainsi souligné le caractère consenti de la relation. Il a de plus attribué l'incohérence et les mensonges relevés dans le témoignage de son client à une peur irraisonnée de la prison.

Peine dissuasive

La Couronne, pour sa part, avait plaidé pour une peine de 3 à 4 ans. Le procureur de la Couronne, Me Simon Murray s'est dit satisfait de la sentence.

Lors de sa plaidoirie, Me Murray a fait valoir que M. Donusz Vallée ne présentait aucun remords, qu'il n'avait pas reconnu les faits et qu'il avait notamment abusé de son lien de confiance et d'autorité envers la victime mineure.

Me Murray a aussi souligné l'absence d'empathie envers la victime et la tendance à se déresponsabiliser de M. Donusz Vallée.

Selon le procureur de la Couronne, M. Donusz Vallée présentait, selon les rapports d'évaluation psychiatrique et psychologique, des risques de récidive élevés.

Il a aussi fait mention du manque de soutien apporté par sa famille immédiate qui, selon le rapport du psychologue, conforte l'accusé dans une conception narcissique et déformée de la réalité.

Plusieurs membres de la famille de M. Donusz Vallée étaient d'ailleurs présents à l'audience, qu'ils ont écoutée en silence.

Bris de confiance et d'autorité

Dans sa décision, le juge Jules Berthelot a relevé une tendance de l'accusé à mentir et à arranger les faits à son avantage.

Il a aussi rappelé que M. Donusz Vallée était bel et bien en relation d'autorité avec une personne mineure. Il a indiqué que dans ce contexte, avoir des relations sexuelles avec une personne âgée de moins de 16 ans constitue une délinquance sexuelle sérieuse.

Il a aussi convenu, comme la Couronne le relevait, d'un risque de récidive important.

L'accusé, qui semblait perturbé en début de journée, a écouté sa sentence plutôt calmement.

Steven Donusz sera inscrit à perpétuité sur la liste des délinquants sexuels et n'aura plus le droit de se trouver en présence de mineurs sans la présence d'une personne majeure et responsable.

Il aura fallu trois ans au tribunal pour parvenir à un verdict. Pendant cette période, l'accusé est demeuré en liberté sous conditions.

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