Retour

500 000 $ pour le centre de recherche gaspésien Mérinov

Mérinov reçoit plus de 500 000 $ en subvention pour la réalisation de cinq projets liés aux nouvelles technologies dans le secteur des pêches, dont la création d'un appât alternatif pour la pêche au homard.

Un texte de Léa Beauchesne d'après les informations de Bruno Lelièvre

Pour attirer les homards dans les casiers, les pêcheurs utilisent ce qu’ils appellent de la « bouette », un appât normalement constitué de poisson frais, comme du hareng ou du maquereau.

Si Mérinov planche sur la création d'une solution de rechange, c'est que la pratique devient problématique, selon le directeur général de Mérinov, David Courtemanche.

Le directeur ajoute que la ressource se fait de plus en plus rare dans le Golfe du Saint-Laurent, ce qui en augmente la valeur.

« De la bouette qui coûtait, il y a une dizaine d’années, 11 sous la livre, bien maintenant, ça coûte entre 1 $ et 1,25 $ la livre. »

Ce projet s’exécute en partenariat avec d’autres centres de recherche ailleurs dans le monde. « Ce que ça amène, c’est un influx de compétences dans les deux sens », ajoute le directeur.

Le travail des chercheurs de Mérinov va bon train et le produit serait même bientôt au point. David Courtemanche refuse d’en dire davantage pour le moment, évoquant le secret industriel. Il explique par contre que des tests de goût et d'odeur font partie de la création de l'appât pour vérifier son efficacité.

C’est la députée fédérale de Gaspésie-Les Îles-de-la-Madeleine, Diane Lebouthilier, qui a fait l’annonce de cette subvention d’un demi-million de dollars.

La ministre décrit l’innovation dans l’industrie de la pêche comme primordiale pour la région.

La ministre espère que les recherches réalisées en Gaspésie pourront être exportées à l'extérieur du Québec, ce que souhaite aussi Mérinov.

Le directeur général explique que les cinq projets s’inscrivent sur plusieurs années. « Ce sont des enjeux qui sont importants. Il y a de la recherche qui se fait partout à travers le monde sur ces enjeux-là. Ça fait des décennies dans certains cas. On est très bien positionné. »

Mérinov embauche une centaine de personnes dans ses quatre centres de recherche répartis en Gaspésie, aux Îles-de-la-Madeleine et sur la Côte-Nord.

Plus d'articles

Commentaires