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8 mars : les inégalités entre hommes et femmes perdurent en Gaspésie

À l'approche de la Journée internationale des femmes, le 8 mars, les activités se multiplient. Dans la Baie-des-Chaleurs, l'organisme Centr'Elles a réuni 80 participantes lors d'un brunch dimanche matin, à Carleton-sur-Mer. Le 8 mars est, entre autres, l'occasion de rappeler que les femmes ont réussi à surmonter bien des inégalités ces dernières décennies.

C'est aussi le moment propice pour interpeller la ministre de la Condition féminine sur le travail qui reste encore à faire.

Selon le Conseil du statut de la femme, en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine, les femmes sont plus scolarisées que les hommes : 67 % comparativement à 62 % pour les hommes.

Elles gagnent en moyenne 8000 dollars de moins annuellement.

C'est que la formation traditionnellement masculine, notamment la formation professionnelle, procure des emplois plus payants.

« Les femmes sont particulièrement dans les emplois de service et dans la fonction publique, explique la coordonnatrice de Centr'Elles, Nathalie Babin. Elles sont beaucoup en éducation et santé et présentement.

Il n'en demeure pas moins que des décennies de revendications ont porté fruits, rappelle une dame qui a été enseignante dans les années 1950. À cette époque, les enseignantes, les maîtresses d'école, comme on les appelait, étaient forcées de quitter leur emploi lorsqu'elles se mariaient.

Les femmes tiennent à ces acquis. Elles demandent à la ministre responsable de la Condition féminine, Lise Thériault, de porter leur message. Le problème n'est pas seulement individuel, mais systémique selon elles.

« On est parties de loin, si on retourne en arrière où on n'avait pas le droit de vote, c'est arrivé seulement en 1940 pour les femmes, rappelle la coordonnatrice de la Table des groupes de femmes Gaspésie - Îles-de-la-Madeleine, Mireille Chartrand. Plusieurs mesures ont été adoptées, comme le droit à l'avortement, ou la mise en place des CPE. »

Toutefois, selon Mme Chartrand, tout n'est pas gagné. « On stagne beaucoup. Il n'y a pas beaucoup d'avancées pour réduire l'écart des inégalités entre les hommes et les femmes. »

D'après le reportage de Pierre Cotton

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