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À 100 jours de Rio, espoir et déception pour les athlètes de l'Est du Québec

Nous sommes à 100 jours exactement de l'ouverture des Jeux olympiques de Rio. Si le décompte est lancé pour les athlètes qui y participeront, c'est le moment de passer à autre chose pour ceux qui ont raté les qualifications.
 
Le cycliste des Îles-de-la-Madeleine, Hugo Barrette, sera le seul représentant de l'Est du Québec aux Jeux olympiques de Rio. Il convient que le seuil des 100 jours est une barrière psychologique importante.

L'athlète de 24 ans veut ramener une médaille à la maison afin de montrer que tout est possible pour les jeunes en région.   « Je suis fier de venir des Îles-de-la-Madeleine et les gens là-bas me disent souvent que c'est une fierté pour eux de me voir là, alors c'est réciproque, dit-il. Et pour moi c'est important de montrer aux jeunes que c'est possible de rêver à quelque chose qui semble un peu absurde. Quand j'ai grandi, il n'y avait même pas de cyclisme aux Îles, et là je me rends aux Jeux olympiques avec de bons résultats en tête. »

Il n'y a pas de recette miracle selon lui, si ce n'est que d'y mettre les efforts.  « J'ai sacrifié tout, j'ai travaillé puis j'ai tout donné pour me rendre là », explique Hugo Barrette, qui a quitté les Îles-de-la-Madeleine le lendemain de son bal de finissants, s'est installé dans la région de Los Angeles à 19 ans et a déménagé dans la région de Toronto en 2015 pour accomplir son rêve.

Quand l'espoir fait place à la déception

Sauf que parfois, tout donner ne suffit pas.   Le pongiste de Saint-Fabien, Pierre-Luc Thériault, en préparation depuis quatre ans, a dû dire adieu à son rêve olympique ce mois-ci, à la suite d'une défaite aux qualifications.

« Il était rendu à la porte des Olympiques, mais ça n'a pas répondu, résume sa mère, Guylaine Bélanger, qui a également été sa première entraîneuse. Ça nous serre le coeur quand on y pense, il est passé tellement proche, mais le temps va arranger les choses. Avec du recul, on va réaliser que Pierre-Luc a tout mis en oeuvre pour réussir et que ce parcours-là lui a apporté beaucoup. »

L'athlète de 22 ans est en Europe depuis près de sept ans pour y jouer avec les meilleurs. Il y terminera d'ailleurs sa saison sous peu. Par la suite, rien n'indique qu'il se relancera dans l'aventure olympique. Il fera plutôt son entrée à l'École polytechnique de Montréal au mois de janvier.

Malencontreuse blessure


Le judoka de Baie-Comeau, Patrick Gagné, est un autre athlète de l'Est du Québec qui s'est fait barrer la route vers Rio. Il a subi une blessure à une épaule il y a un mois qui l'a tenu à l'écart de la compétition.

« À ce stade-là de ma perte de poids, j'avais encore beaucoup de kilos à perdre, explique l'athlète de 24 ans, qui devait se battre dans la catégorie de 66 kg. Avec la nutritionniste et les médecins, on a décidé que c'était mieux pour ma santé de ne pas faire les Championnats panaméricains et, du même coup, c'était la dernière chance pour moi de me qualifier pour les Jeux. »

Patrick Gagné est parti à l'âge de 15 ans de chez ses parents pour aller s'entraîner à Montréal. Il admet que les dernières semaines ont été difficiles après avoir dû renoncer à son rêve, mais il insiste qu'il ne veut pas mettre un terme à sa carrière de cette façon. « J'ai dans l'idée de faire une année de plus pour aller aux Championnats du monde de 2017, assure-t-il. Après ça, je ne veux pas me projeter plus loin puis dire je m'essaie pour [les Jeux olympiques de] 2020. »

Il admet qu'il aura un pincement au coeur en regardant les Jeux olympiques de Rio, mais il se fera un devoir d'encourager ses coéquipiers, dit-il, qu'il décrit comme de bons amis. « Ils ont besoin de moi comme partenaire d'entraînement, ils ont besoin de se faire donner de la misère un peu pour arriver en forme à Rio », rigole Patrick Gagné.

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