Vous l'avez peut-être aperçu, ce nouveau bateau de la Gendarmerie royale du Canada, amarré au quai de Rimouski ou en patrouille sur le Saint-Laurent. Depuis ce printemps, la GRC a augmenté sa présence sur le fleuve, afin de débusquer les criminels en mer.

Un texte de Julie Tremblay d'après les informations d'Ariane Perron-Langlois

Les enquêteurs de la GRC à Rimouski disposent maintenant d'un nouveau navire pour patrouiller, une fois par semaine, sur le fleuve Saint-Laurent, entre La Pocatière et Cap-Chat. En pacourant ce vaste territoire, les policiers tentent d'identifier les usagers du fleuve et de freiner les activités criminelles en mer.

Pour freiner les contrevenants, les enquêteurs de la GRC tentent de cibler les zones et les moments de l'année plus propices aux activités illégales. Ils peuvent effectuer des fouilles sur les bateaux, au besoin, et travaillent en collaboration avec l'Agence des services frontaliers du Canada et la Garde côtière canadienne.

Un vaste terrain de jeu pour les criminels

L'enquêteur François Poirier estime toutefois que les mauvaises conditions de navigation et la vastitude du territoire complique le travail des patrouilleurs.

Il estime qu'il est primordial d'augmenter la surveillance sur le fleuve, particulièrement avec la stratégie maritime du gouvernement du Québec, qui, à terme, devrait faire augmenter le transport de marchandises par la voie maritime.

François Poirier souligne qu'il n'y a pas nécessairement de grandes organisations criminelles dans la région, mais que le fleuve sert de porte d'entrée pour plusieurs marchandises illégales, qui passent donc par chez nous.

L'aide du public

Par sa présence accrue, la GRC espère aussi créer des liens avec les autres usagers du fleuve, afin d'obtenir l'aide du public dans sa lutte contre la criminalité. Selon François Poirier, dans « n'importe quelle enquête policière, il y a toujours une grande partie du problème qui est résolue par la population. »

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