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À nouveau, de la lumière aux fenêtres de la Villa Frederic-James de Percé

L'Université Laval entend redonner vie à la Villa Frederick-James de Percé. L'institution va à nouveau y offrir des cours.

Un texte de Brigitte Dubé d'après le reportage de Martin Toulgoat

L'an dernier, l'établissement d'enseignement avait fermé ce pavillon de l'École d'architecture et d'art en raison de compressions budgétaires imposées par Québec.
Mais l'avenir de cette maison, construite à la fin du 19e siècle, va passer cette fois par l'implication du milieu.

Dès l'été prochain, des séminaires d'art et design, de philosophie et de biologie végétale redonneront vie à la maison. Et le message est clair: la pérennité de la villa ne passera plus uniquement par les arts et l'architecture, comme par le passé.

« Maintenant, c'est pour l'ensemble de l'université », précise Nicole Lacasse, vice-rectrice adjointe aux études et activités internationales.

Pas la première tempête

L'an dernier, étouffée par les compressions, l'Université Laval a dû abandonner son École internationale d'été d'art et d'architecture, fondée en 2002. Mais ce n'était pas la première tempête à frapper cette villa.

Le directeur du Musée Le Chafaud, Jean-Louis Lebreux, a dû sonner l'alarme, au début des années 80, alors qu'elle était sur le point d'être démolie.

Marc-Aurèle Fortin y a séjourné


Le peintre américain Frederick James a fait construire la maison en 1888. Des artistes comme Georgia O'Keefe, Marc-Aurèle Fortin et Paul-Émile Borduas y ont séjourné, venus s'inspirer du décor enchanteur.

« C'était, dès l'origine, une école d'art, rappelle M. Lebreux. De nombreux artistes américains ont travaillé dans cette maison. Alors évidemment, pour Percé, c'est le symbole de la vocation artistique de Percé, la primauté de cette vocation qui est très malmenée. »

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