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À Sept-Îles, 300 marcheurs bravent le froid pour soutenir leur communauté musulmane

Quelque 300 personnes ont bravé le froid mordant samedi midi à Sept-Îles pour manifester leur soutien à la communauté musulmane, après la fusillade qui a fait six victimes à Québec.

Un texte de Louis Garneau

À peu près tout le monde était représenté. D'abord, ceux et celles qui ont choisi d'adopter la région pour son ouverture sur le monde. Ensuite, des gens qui ont à coeur de leur permettre de s'épanouir au sein de la société septilienne.

Le maire Réjean Porlier a tenu à manifester son soutien à la communauté musulmane du Québec. Il rappelle que les immigrants ont aussi façonné l'histoire de la Côte-Nord et de Sept-Îles.

Des bonnes personnes qui essaient de faire leurs petites choses tranquilles et qu’on essaie de stigmatiser. C’est extrêmement malsain pour une communauté.

Réjean Porlier, maire de Sept-Îles

Il aspire à un futur empreint de tolérance et d'ouverture. « C’est quoi le message qu’on veut envoyer? Je pense qu’on a une réponse aujourd’hui. Les gens sont là en bon nombre. »

Le porte-parole du Centre culturel musulman, Nabil Natrajji, se réjouit et se sent réconforté à la vue de cette manifestation de sympathie.

Ça signifie que certains actes isolés ou certains actes d’ignorance ou certains actes de haine ne vont jamais gagner. On est ensemble et on va toujours continuer à être ensemble

Nabil Natrajji, porte-parole du Centre culturel musulman de Sept-Îles

Les manifestants ont été invités à entrer boire un café après cette marche par un temps glacial. De dire cette femme : « On a des amis musulmans. Puis c'est symbolique, je veux dire, faut s'ouvrir, faut accepter les différences. Puis c'est pour ça qu'on s'est déplacés. »

D'autres avaient également des motivations envers les gens mal-aimés ou de la sympathie envers ceux qui sont encore secoués par l'attentat de Québec.

Pas uniquement pour les musulmans, mais aussi pour tous les autres groupes de citoyens qui subissent, soit des persécutions [...] sur les réseaux sociaux ou même directement dans la vie privée, là.

Un manifestant

« C'était difficile juste étudier le soir, là. Fait qu'on vient pour montrer aujourd'hui qu'on est tous unis. Vraiment pour être là tous ensemble et montrer notre support à la communauté. »

D'après le reportage de Marlène Joseph-Blais

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