Retour

Accès à un psychologue : un casse-tête sur la Côte-Nord

L'accès à un psychologue demeure problématique sur la Côte-Nord où plusieurs professionnels s'inquiètent de la prise en charge des patients en situation d'urgence et du manque de relève afin d'assurer la continuité des services dans la région.

La psychologue du Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de la Minganie, Hélène Whittom, établie à Havre-Saint-Pierre, se déplace sur un territoire de 300 kilomètres pour rencontrer ses patients.

L'accessibilité aux services de psychologue demeure un enjeu de taille sur la Côte-Nord, estime-t-elle.

« C'est inquiétant, parce que si je pense aux gens qui traversent une période avec des problèmes de santé mentale, ce sont des gens qui sont plus fragiles et qui ont besoin d'avoir accès à des services appropriés à leurs besoins », souligne-t-elle.

Elle craint que les problèmes de recrutement ne s'accentuent avec la possible abolition des primes d'éloignement pour les employés du secteur public.

« En Minganie, on a été des années avec deux postes de psychologues et le CSSS a tenté pendant des années de combler l'un des deux postes. Le recrutement n'a pas été possible », ajoute Hélène Whittom.

En pratique privée plutôt que dans la fonction publique

Pour sa part, le psychologue Denis Doucet, qui travaille au CSSS de Manicouagan, indique que les étudiants préfèrent travailler en pratique privée plutôt que dans la fonction publique.

« Si un étudiant quitte l'université et entre dans la fonction publique, ça va lui prendre dix ans pour arriver au même salaire que son collègue étudiant qui démarrait en pratique privée », fait-il remarquer.

Selon l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux, qui représente les psychologues de la Côte-Nord, il faut attendre entre huit mois et un an avant de pouvoir rencontrer un psychologue dans la région.

D'après le reportage d'Alix-Anne Turcotti.

Plus d'articles

Commentaires