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Actes médicaux des pharmaciens : un service encore méconnu

Les pharmaciens peuvent poser de nouveaux actes médicaux depuis l'entrée en vigueur de la loi 41, le 20 juin dernier. Mais ces nouveaux services demeurent encore méconnus.

De nombreux clients disent être au fait de ces modifications dans les services pharmaceutiques, mais que pour le moment, ils sont très peu à l'utiliser.

Ils affirment toutefois que cette nouvelle loi est pratique puisqu'elle donne une plus grande accessibilité à la modification ou au renouvellement des ordonnances. Et le tout, dans la confiance.

Claude Bourgoin, qui est pharmacien propriétaire à Rivière-du-Loup, confirme qu'il passe beaucoup plus de temps à informer ses clients. « Mais on a des demandes ponctuelles. On ne savait pas à quoi s'attendre au début comme achalandage et on a eu plus de demandes dans les premières journées. »

Afin de mieux faire connaître les nouveaux services offerts, des campagnes publicitaires ont été créées par l'Ordre des pharmaciens du Québec. Dans certaines villes, des commerces ont même distribué des documents.

Vers une surcharge de travail?

Rappelons qu'avec la nouvelle loi 41, les pharmaciens peuvent poser de nouveaux actes auparavant réservés aux médecins.

Par exemple, ils peuvent ajuster une ordonnance ou prescrire et interpréter des analyses de laboratoire. L'objectif est de désengorger les urgences et d'offrir un service plus rapide aux patients.

Par contre, certains pharmaciens craignent que ces actes amènent une surcharge de travail. Mais pour Yvon Lamotte, pharmacien propriétaire, il s'agit de modifier la façon de faire et de déléguer certaines tâches vers le personnel technique.

Le véritable impact de ces nouvelles mesures devrait toutefois être plus facile à vérifier au retour des vacances estivales.

D'après le reportage de Patrick Bergeron

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