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Agrandissement du chantier maritime Verreault : budget fédéral attendu

Chantier maritime Verreault prépare la phase 2 de l'agrandissement de sa cale sèche. Pour cela, l'entreprise a besoin de l'aide du fédéral. La direction attend donc avec intérêt le premier budget du gouvernement Trudeau, qui sera présenté mardi. 

Un texte de Joane BérubéTwitterCourriel

Traversiers, remorqueurs, vraquiers et pétroliers, depuis la fin de la phase 1 des travaux d'agrandissement, la cale sèche du chantier maritime Verreault des Méchins peut accueillir jusqu'à quatre navires en même temps. Toutefois, ce n'est pas assez.

Le chantier n'a pas vraiment le choix de se moderniser. La conception des navires change. Les bateaux sont plus longs, plus larges. Plusieurs des grands vraquiers qui battent drapeau canadien doivent se rendre en Europe pour leurs réparations ou leur entretien.

La phase deux de l'agrandissement s'impose, selon la PDG du chantier maritime, Denise Verreault. « On va allonger de 150 pieds, on va descendre le fond de 5 pieds pour avoir plus de flexibilité dans les marées, et on va agrandir la porte à 178 pieds », précise la femme d'affaires.

L'agrandissement se fera vers les terres et une partie du cap qui surplombe le chantier disparaitra, ajoute Mme Verreault.

La PDG sait que l'opération sera rentable. Les clients sont là. Elle refuse du travail faute d'espace pour les accueillir. « On se fait demander, raconte-t-elle, à plusieurs reprises par des armateurs étrangers qui voyagent sur le fleuve pour se faire réparer ici, on ne peut pas les prendre à cause de la porte, à cause de la longueur aussi. Si on va de l'avant avec la phase 2 on va pouvoir en prendre beaucoup, beaucoup, donc ça va rentrer de l'argent dans la région, dans la province. »

Déjà, 50 % des revenus de l'entreprise proviennent d'armateurs des autres provinces ou de l'Europe.

Soutien gouvernemental

L'entreprise a investi 14 millions dans la phase 1 des travaux sans aucune aide gouvernementale. La phase 2, c'est 35 millions d'investissements, une bouchée beaucoup plus importante. Le chantier aimerait bien, cette fois, obtenir le soutien des gouvernements. C'est presque chose faite de la part du gouvernement provincial : Investissement Québec a déposé une offre.

Denise Verreault a aussi besoin de l'aide du fédéral et attend donc beaucoup du budget de Bill Morneau qui sera déposé mardi.

Après, elle entend bien se faire persuasive notamment auprès du nouveau ministre des Transports, Marc Garneau, qui devrait être de passage dans la région en avril prochain. « On l'a invité à venir nous rencontrer pour lui expliquer ce qu'on a fait, les retombées économiques que ça apporte. On va lui montrer, on va le faire visiter », indique Mme Verreault.

Chantier maritime Verreault souhaiterait bien entreprendre les travaux à la fin de l'année ou au début de l'an prochain.

Au total, si Denise Verreault réussit son pari, 50 millions auront été investis pour augmenter la capacité de son chantier. Quelque 220 emplois auront été consolidés, plus de 200 autres auront été créés.

En comparaison, le chantier de la cimenterie de Port-Daniel-Gascons aura coûté 1 milliard pour la création de 150 emplois.

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