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Agressions sexuelles : hausse des dénonciations aux Îles

Jusqu'à maintenant, 39 femmes ont dénoncé des agressions auprès des centres d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) L'Espoir des Îles-de-la-Madeleine pour les mois d'octobre, novembre, décembre et janvier, contre 10 à pareille date l'année dernière.

Un texte de Joane Bérubé avec la collaboration de Félix Morrissette-Beaulieu

« C’est énorme pour une petite place comme les Îles », souligne Isabelle Cyr, intervenante psychosociale au CALACS L’Espoir des îles, qui attribue cette vague de dénonciations au mouvement #moiaussi.

Selon Isabelle Cyr, intervenante psychosociale au CALACS l’Espoir des îles, le mouvement de dénonciation, créé par le mot clic #moiaussi (#metoo) est à l'origine de cette hausse. Pour elle, ce mouvement est irréversible et loin d’être terminé.

Il s’agit d’un mouvement, qui ne vient pas d’une organisation, mais des victimes qui ont décidé de dénoncer leurs agresseurs, rappelle Mme Cyr. Comparativement aux dénonciations de 2014 et de 2016, le mouvement est particulier, relève l’intervenante, parce qu’il dénonce des personnalités publiques.

« Quand le gouvernement, souligne Mme Cyr, est rendu à mettre des lois, à mettre de programmes, à mettre les fonds financés qui vont avec ça, c'est que comme société québécoise, on a décidé qu'il fallait que ça cesse. »

Le mouvement, croit-elle, devrait aussi amener la société à redéfinir l’acceptabilité sociale de certains gestes, jusqu’à maintenant tolérés ou ignorés. « Il y a vraiment une éducation sexuelle, une éducation populaire à faire sur c’est quoi la notion de consentement, c’est quoi une agression sexuelle », précise Mme Cyr.

Le CALACS des Îles-de-la-Madeleine accueille favorablement la poursuite du mouvement avec la création du nouveau mot-clic #Etmaintenant tout en continuant de croire que les dénonciations ont toujours leur place et doivent être entendues.

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