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Agroalimentaire : réorganisation aux Îles et en Gaspésie

Les compressions dans les organismes de développement économique se répercutent dans le secteur agroalimentaire.

Avec l'abolition de plusieurs instances consacrées au développement local et régional, les organismes de promotion, de développement et de mise en marché des produits régionaux comme Le Bon goût frais des Îles ou Gaspésie gourmande doivent repenser leur modèle de financement.

Ainsi avec la disparition du Centre local de développement des Îles-de-la-Madeleine, le Bon Goût frais des Îles a perdu 20 % de son budget de fonctionnement.  

Il faut maintenant stabiliser la situation financière et la démarche n'est pas évidente, admet Benoît Arseneau, du Fumoir d'antan et porte-parole du Bon Goût frais des Îles.

Le Bon Goût frais n'est pas en péril, admet le porte-parole. Mais si rien n'est fait, les missions vont changer, les représentations vont changer et ça aura un impact économique.

Solution recherchée  

Pourtant, explique l'entrepreneur, le financement de base ne sert qu'à assurer le salaire de deux personnes.

Pour résoudre une partie du problème, l'organisme a récemment travaillé à augmenter son nombre de membres tout en augmentant les coûts d'adhésion.

Le Bon Goût frais représente maintenant plus de 80 membres producteurs, détaillants ou restaurateurs. « Ça fait plusieurs millions de dollars en retombées pour les entreprises participantes. On est présent, on est représentatif sur le plan local, mais personne ne nous tend la main pour nous aider. On a un peu la langue à terre », indique M. Arseneau qui espère obtenir à nouveau un soutien gouvernemental.

Regroupement en Gaspésie

Le chemin emprunté par Gaspésie gourmande pour répondre à son problème de financement est un peu différent.

La Table de concertation bioalimentaire de la Gaspésie et Gaspésie gourmande ont récemment annoncé leur intention de se regrouper et de fonder le Conseil de développement bioalimentaire de la Gaspésie.

Le porte-parole du Conseil, Patrick Golliot, rappelle qu'il y a un an, la disparition de la CREGIM s'est traduite par la disparition d'une source de financement importante pour les deux organismes. Par ailleurs, dit M. Golliot, il fallait poursuivre le travail et se réorganiser.

Patrick Golliot estime que ce regroupement favorisera l'émergence de nouvelles synergies.

Le nouveau conseil comptera 14 administrateurs, dont des représentants de l'Union des producteurs agricoles, du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, des producteurs, des détaillants et des distributeurs.

Même si la Gaspésie semble avoir trouvé une voie novatrice pour résoudre ses difficultés, M. Golliot déplore toutefois que les sommes dévolues au développement soient dorénavant bien moindres pour les régions comme la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine.

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