L’appui est indéniable, jusqu’à 100 % des membres de certains secteurs de l’Est du Québec, supportent le mouvement qui prend de l’ampleur dans la province.

Dans la région, 150 techniciens ambulanciers sont représentés par la FTQ.

Le président provincial du syndicat, Benoit Cowell assure toutefois que les gens qui sont en situation d’urgence ne subiront pas les conséquences de ces moyens de pression, car il s’agit d’un service essentiel. « Lorsqu’on s’en va en grève légale on s’enligne plus au niveau administratif. Comme il y a certains transfèrent inter hospitaliers que nos gens font qui pourraient retardés, des retours à domicile »

Jamais au grand jamais un appel de la population va être retardé ou mis en danger à cause de la grève des paramédics.

Daniel Cowell, président, Fraternité des travailleurs préhospitaliers du Québec

Enjeux

La convention collective des ambulanciers est échue depuis le 31 mars 2015.

Les syndicats et associations des 4 800 ambulanciers de la province négocient avec les entreprises privées qui les embauchent. Le salaire est au coeur du conflit, mais il y a aussi un autre point en litige : l’horaire. Le problème avec ce dernier point, dénonce le président du local 592, c'est qu'il doit être négocié avec le gouvernement et il n’est pas assis à la table des négociations « C’est la population qui paye pour ces horaires de factions là. […] leur taux de survie diminue à cause des horaires de faction. »

Ailleurs, dans l'Est du Québec et dans la province, les ambulanciers prennent position dans le dossier selon leur association ou organisation syndicale ce qui complexifient les négociations déplorent Benoit Cowell « en ce moment, ce sont les deux grandes centrales syndicales [FTQ et CSN] qui poussent le gouvernement et contrairement au secteur public on n’est pas en front commun ».

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