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Amiante à l'école Gabriel-Le Courtois : des précautions déficientes, selon un employé

Les audiences ont débuté mardi à Sainte-Anne-des-Monts dans le dossier de l'amiante à l'école Gabriel-Le Courtois. Le Syndicat des travailleurs de l'éducation de l'Est du Québec tente de démontrer que la Commission scolaire des Chic-Chocs a fait preuve de négligence dans l'exécution de certains travaux à l'école Gabriel-Le Courtois en 2015, mettant ainsi en péril la santé des employés et des élèves.

Un texte de Léa Beauchesne

Le poursuivant présentera un total de six témoins durant les trois journées que doivent durer les audiences afin de prouver que l’employeur a commis plusieurs fautes.

Mardi avant-midi, un représentant syndical et employé de la Commission scolaire a partagé sa version de l’histoire.

Le technicien en travaux pratiques a donné plusieurs exemples afin de démontrer que les précautions entourant la manipulation étaient déficientes.

Il affirme par exemple avoir trouvé des débris de construction dans la poubelle de son bureau, débris pouvant contenir de l’amiante.

De nombreux courriels échangés entre ce représentant syndical et le directeur des ressources matérielles de la Commission scolaire ont également été déposés en preuve.

On y découvre notamment que plusieurs demandes ont été faites par l’employé afin d’avoir l’heure juste concernant les rapports sur la présence d’amiante dans l’école.

12 000 $ d’amende

Quatre plaintes ont été déposées par le Syndicat, toutes liées à des manquements à la Loi sur la Santé et la sécurité du travail.

La Commission scolaire pourrait écoper d’une amende pouvant atteindre 12 000 $ si les plaintes s’avèrent fondées.

La poursuite vise surtout à créer un précédent, selon la présidente du Syndicat, Nathalie Fournier, qui affirme que cette somme est davantage symbolique.

La présidente ajoute que de tels travaux sont chose commune dans les établissements de la Commission scolaire et qu'il est donc primordial que le protocole soit rencorcé. « Oui on a vécu l'événement à Sainte-Anne-des-Monts, à Gabriel Le-Courtois, mais qui nous dit que c'est pas arrivé dans les autres écoles? À ce moment-là, on ne veut plus que ça se produise. »

Le juge devrait se prononcer jeudi à la suite des audiences.

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