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Amiante à l'école Gabriel-Le Courtois : le juge a entendu les deux parties

Le juge de la Cour du Québec s'est retiré afin de rendre sa décision dans le dossier qui oppose la Commission scolaire des Chic-Chocs au Syndicat des travailleurs de l'éducation de l'Est du Québec. Les syndiqués de l'école Gabriel-Le Courtois à Sainte-Anne-des-Monts sont en colère parce que selon eux, la direction de la Commission scolaire n'a pas pris les précautions nécessaires lors de travaux dans l'établissement où se trouve de l'amiante.

La Commission scolaire est poursuivie pour de présumés manquements à la Loi sur la santé et la sécurité au travail.

Cette semaine, l'avocat de la défense a plaidé devant le juge que le directeur de ressources matérielles de la Commission scolaire avait agi en « bon père de famille ».

Selon lui, chaque fois qu'un problème venait à ses oreilles, il déployait des mesures pour protéger les employés et les élèves, lors de travaux qui ont eu lieu il y a deux ans.

L'avocat a prétendu que « les obligations de sécurité relevaient plutôt de l'entrepreneur. »

Quoi qu'il en soit, le trou dans le plafond d'une petite salle à dîner et la poussière retrouvée dans les corridors, font partie des éléments rapportés à la Commission des normes, de l'équité,de la santé et de la sécurité du travail par les employés.

La CNESST a confirmé que de l'amiante a été trouvé, sans toutefois porter plainte, insiste la défense, qui a aussi estimé cette quantité à un peu plus de deux cuillères à thé. L'avocat de la Commission scolaire a aussi rappelé qu’un médecin a témoigné pour dire que le risque était minime.

Avocat du syndicat

La quantité importe peu aux yeux de l'avocat du syndicat, qui rappelle qu'il est question ici d'amiante, un produit dangereux, aux yeux de la loi.

C'est à la Commission scolaire de s'assurer que l'entrepreneur respecte à la lettre les règles de sécurité, de l'avis du juriste. Il ajoute qu'une balayeuse spéciale a dû être achetée durant les réparations, un outil qui aurait dû être prévu bien avant le début des travaux, selon l'avocat.

La présidente du syndicat, Nathalie Fournier, veut que cette cause serve d'exemple. « Tout est en place présentement pour dire : les travaux vont être faits correctement à l'avenir, et c'est ce qu'on veut. »

La Commission scolaire s'expose à une amende, plus les frais, qui pourraient s'élever à 18 000 $.

La Commission scolaire n’a pas voulu commenter.

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