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Anticosti mise sur son capital de sympathie et sur l'Unesco

Le maire d'Anticosti, John Pineault, ne croit pas qu'il sera suffisant de dédommager les partenaires d'Hydrocarbures Anticosti à la suite de leur incursion sur l'île. Il réclame un fonds de développement pour sa communauté, avec la mise en valeur du patrimoine culturel et naturel exceptionnel de l'île.

Un texte de Louis Garneau.

Prenant l'exemple d'un dossier monté par la municipalité pour justifier l'installation d'une navette maritime, ce qui permettrait d'améliorer l'accès à l'île pour le tourisme et le travail saisonnier, John Pineault dénonce l'inertie du gouvernement à Québec alors que les besoins en infrastructures sont criants.

« Ça fait trois mois que j'attends un rendez-vous avec le ministre des Transports. On essaie d'acheter des terrains dans notre périmètre urbain pour faire du développement. »

Après avoir récolté près de 25 000 appuis dans la province pour soutenir sa candidature à l'Unesco, le maire admet que la municipalité hérite d'une lourde responsabilité, celle de monnayer ce capital de sympathie. Tout arrive en même temps, avoue John Pineault, et il y a beaucoup de choses à faire.

La recherche et la rétention de travailleurs et leurs familles, l'amélioration des infrastructures et la convergence avec les pourvoyeurs sont autant de défis qui méritent un soutien, dit-il.

John Pineault rappelle que la route 138 sera éventuellement complétée, mais que la route ne se rendra jamais à l'île, qui doit développer son autonomie.

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