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ArcelorMittal : des citoyens de Port-Cartier inquiets

Des citoyens de Port-Cartier expriment leur inquiétude à la suite de l'annonce d'ArcelorMittal de mettre en veilleuse le développement d'un gisement de fer au Mont-Wright. La minière pourrait mettre fin à ses activités dans la région d'ici 2030, avec une réduction graduelle de la cadence en 2022.

Après l'abandon du projet de FerroQuébec en décembre 2015, c'est une tuile de plus qui s'abattrait sur l'économie de la Côte-Nord. « L'économie est déjà basse, donc ça ne nous aiderait pas si Arcelor faisait ça », s'inquiète un citoyen.

La menace d'ArcelorMittal réveille de lourds souvenirs pour certains résidents. « J'ai vu la fermeture de Schefferville et de l'usine de Sept-Îles, se souvient Octave Deraps, un travailleur à la retraite. Ça a été dramatique. On a perdu énormément de forces vives dans le domaine de l'exploitation des ressources naturelles et beaucoup de gens très compétents. »

Aide de Québec?

Le commissaire industriel à la Corporation de développement économique de Port-Cartier, Bernard Gauthier, croit quant à lui que Québec aurait avantage à intervenir pour permettre à ArcelorMittal de poursuivre ses activités.

Il rappelle que le gouvernement a fait un important retour sur investissement lorsqu'il est venu en aide à Québec Cartier, l'ancien propriétaire des installations de Port-Cartier et de Fermont en 2003. « On était à six mois d'une faillite technique », se rappelle-t-il.

Bernard Gauthier estime que le marché du fer est changeant et que l'économie mondiale est instable. Le portrait pourrait changer d'ici 2022, estime-t-il.

Quelle que soit la solution trouvée, les gens de la région de Port-Cartier espèrent que les discussions entre la minière et Québec se poursuivront pour ainsi éviter que le scénario d'une fermeture ne devienne réalité. 

D'après le reportage de Katy Larouche

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