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Aucune vague n'arrête la sauveteuse Sandrine Hamel

Les performances de Sandrine Hamel, une athlète en sauvetage sportif, impressionnent. Sacrée championne canadienne junior l'an dernier, la jeune femme originaire de Rivière-du-Loup souhaite se tailler une place parmi les meilleurs dans ce sport encore méconnu au Canada.

Un texte de Marie-Christine Rioux

Aucune vague n'est trop imposante pour Sandrine Hamel. Impressionnant, lorsqu’on apprend qu’elle pratique le sauvetage sportif depuis seulement un an.

D'abord nageuse de haut niveau, la jeune femme de 18 ans a la natation dans le sang. Elle a grandi au sein d'une famille pour qui la proximité de l'eau avait une grande importance.

La sauveteuse tentera de décrocher le titre de championne senior dans les compétitions canadiennes des prochains mois. En août, elle concourra au Canadian Iron Man Challenge en Nouvelle-Écosse. « Ce sont les 10 meilleures sauveteuses filles et les 10 meilleurs sauveteurs gars du Canada qui vont compétitionner pour le titre du meilleur sauveteur », précise-t-elle.

Un sport encore méconnu au Canada

L’athlète a découvert le sauvetage sportif lors d’une formation en sauvetage océanique donnée à Hawaii. Elle a été conquise par ce sport qui combine, entre autres, la course, la nage, le surf, le kayak et le sauvetage.

Selon Sandrine Hamel, le sauvetage sportif est encore méconnu au Canada, mais tend à se développer. Ce sport tire ses racines de pays comme l’Australie, la Nouvelle-Zélande ou l’Afrique du Sud où la demande en sauveteurs est très élevée.

Depuis son passage à Hawaii, la jeune femme s’entraîne aux quatre coins de la planète. La sauveteuse s’est notamment entraînée plusieurs mois l’an dernier avec l’équipe nationale de France avant de prendre la route de l’Australie. Elle a aussi compétitionné aux championnats du monde aux Pays-Bas et à la Coupe du monde en Allemagne.

Elle poursuit ses études collégiales à distance. « Pour moi, c’était quelque chose de vraiment important de ne pas arrêter mes études même si je m’entraîne à temps plein. Donc, de pouvoir faire mon cégep à distance, c’est ce qui m’aide à voyager et à pouvoir m’entraîner un peu partout », explique-t-elle.

Le sauvetage sportif n’est pas encore reconnu comme sport olympique. Il s’agit toutefois d’un sport reconnu par les fédérations sportives internationales.

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