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Augmentation du nombre de fous de Bassan, mais la relève n'est toujours pas là

Les chercheurs ont recensé 54 034 couples de fous de Bassan en 2015 sur l'île Bonaventure. C'est environ 4 000 couples de plus que l'année précédente. La croissance se poursuit depuis quelques années, mais le taux de reproduction n'est toujours pas assez élevé pour assurer la régénération de l'espèce.

Un texte de Jean-François Deschênes

C'est une bonne nouvelle pour le directeur du parc national de l'Île-Bonaventure-et-du-Rocher-Percé, Rémi Plourde. La situation préoccupante de 2012 est maintenant derrière lui. Cette année-là, il n'y avait eu que 51 075 couples nicheurs, une diminution de 15 % comparativement à l'année faste de 2009.

Les derniers chiffres lui font espérer un meilleur avenir pour la colonie. Toutefois, Rémi Plourde est conscient que cette croissance est fragile car le succès de la reproduction n'est pas au rendez-vous.

Selon lui, le taux de reproduction n'est que de 35 %. Ce n'est pas assez. Pour une stabilité de la colonie, ce taux doit être de 67 %

Rémi Plourde reste toutefois confiant que la colonie va finir par trouver un juste équilibre. 

Pour les chercheurs, c'est le réchauffement de la planète qui est en grande partie responsable de cette diminution. Le réchauffement de l'eau force les oiseaux à voler plus loin et à plonger plus profondément dans l'eau pour trouver leur nourriture, principalement le maquereau, un poisson très fragile aux variations de température.

Les chercheurs de l'Université du Québec à Rimouski et du Service canadien de la faune continuent de suivre la colonie de près.

« C'est la recherche qui va nous aider à documenter et notre message à nous, c'est d'essayer de faire comprendre ce qui se passe » ajoute le directeur du parc.

Le parc national de l'Île-Bonaventure-et-du-Rocher-Percé sera ouvert officiellement à partir du 23 mai, et ce, jusqu'au mois d'octobre.

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