Le nombre de naissances a continué de chuter en 2016 dans l'Est du Québec, selon les données de l'Institut de la statistique du Québec. La situation est toutefois plus encourageante au Bas-Saint-Laurent et sur la Côte-Nord, où les femmes ont plus d'enfants que la moyenne québécoise, à l'inverse de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine.

Un texte d’Édith Drouin

La situation de l’Est du Québec ressemble à celle du reste de la province. Les naissances ont, en général, atteint un sommet en 2008-2009, pour ensuite diminuer légèrement. La croissance s'est toutefois poursuivie un peu plus longtemps au Bas-Saint-Laurent.

L’indice synthétique de fécondité, qui inclut les femmes de 15 à 49 ans, se situe à 1,49 en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine, comparativement à 1,59 au Québec. Il s’agit d’un des taux les plus bas dans la province, avec les régions de Montréal et de la Capitale-Nationale.

Cette tendance existe depuis longtemps dans la région, mais ses causes restent indéterminées.

Diminution de la population

Le faible nombre de naissances vient aussi exacerber le problème du vieillissement de la population, qui est présent en Gaspésie et au Bas-Saint-Laurent.

Les Bas-Laurentiens se trouvent au-dessus de la moyenne québécoise avec environ 1,69 enfant par femmes. Une situation qui demeure toutefois préoccupante lorsque d’autres facteurs sont pris en compte.

De son côté, la Côte-Nord s’en sort mieux avec un taux de fécondité de 1,78. Il faudrait toutefois une moyenne de 2 ou 2,1 enfants par femme pour assurer un renouvellement naturel de la population, selon la démographe.

Quel choix feront les jeunes femmes?

Si les naissances ont atteint un sommet en 2008 et 2009, c’est parce que plusieurs générations de femmes ont décidé d’avoir des enfants en même temps, selon Chantal Girard. Il y avait alors un phénomène de « rattrapage » chez les femmes âgées de plus de 30 ans.

Ces dernières ont cependant terminé leur famille, ce qui provoque une baisse des naissances lorsque ce facteur est jumelé au faible taux de fécondité des jeunes femmes.

La démographe précise qu’il est pour l’instant difficile de déterminer si les jeunes femmes auront moins d’enfants que les générations précédentes, puisqu’elles pourraient simplement avoir choisi d’avoir leurs enfants plus tard.

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