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Bar rayé : les pêcheurs gaspésiens suivent le dossier de près

Le retour de la pêche au bar rayé dans le fleuve Saint-Laurent a été au centre des discussions au congrès et l'assemblée générale annuelle de la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine.

Un texte de Brigitte Dubé

Plus d'une centaine de membres se sont réunis samedi, à Grande-Vallée.

Selon Alain Poitras, président de la Fédération, les membres demandent la réouverture de la pêche au bar rayé dans le fleuve en s'inspirant du processus de retour progressif qui a prévalu dans la baie des Chaleurs.

M. Poitras rappelle que dans la baie des Chaleurs, les pêcheurs ont d'abord obtenu le droit de pêche avec remise à l’eau et que cette année, ils peuvent conserver deux poissons par jour. Entre temps, ils avaient eu le droit d'en garder un. « Mais la remise à l'eau est toujours en vigueur pour les moins de 50 cm et les plus de 65 cm », ajoute M. Poitras.

Pour le secteur du côté nord de la Gaspésie, où la pêche au bar rayé est encore totalement interdite, les pêcheurs souhaiteraient donc pouvoir au moins pêcher et remettre à l’eau en 2018.

M. Poitras explique que la demande est forte. « Les pêcheurs nous disent qu’ils en voient beaucoup et qu’il y en a de plus en plus », rapporte-t-il.

Selon le président, les premières données vont sortir à l’automne. « Mais ça peut être beaucoup plus long », prévient-il.

M. Poitras indique que la pression est forte. « La pêche au bar rayé est très intéressante parce que ce poisson est très combatif, un peu comme le saumon, compare-t-il. Elle génère des retombées économiques importantes. Ça vient de partout pour le bar rayé! »

Chasse au chevreuil

Par ailleurs, les membres demandent aussi au Ministère de diviser le territoire de chasse au chevreuil en Gaspésie.

Ils suggèrent de créer une sous-zone pour réglementer la chasse en fonction de la quantité et des territoires. Contrairement à la zone du côté nord de la Gaspésie, où ils sont plus rares, les chevreuils sont extrêmement nombreux du côté sud. De tels changements permettraient de protéger l'espèce où elle est plus rare et de contrôler la population où elle est abondante.

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