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Baux de villégiature : incompréhension et inquiétude

Depuis dimanche, le coût des baux de villégiature a explosé au Québec au grand dam du Regroupement des locataires des terres publiques. L'organisme conteste d'ailleurs le règlement de Québec qui prévoit que ces baux pourront coûter jusqu'à 1140 $ par année. En comparaison, en 2009, le coût moyen était de 428 $.

« Ce sont des petits camps de chasse ou des chalets qui ont été construits par des Québécois qui, au lieu d'investir leur argent dans les voyages dans le sud dans le cours de leur vie, ont mis quelques sous chaque année pour investir comme bons Québécois à donner une valeur aux terres publiques, à donner une valeur à leur chalet », fait valoir le président du regroupement, Réjean Thibeault.

Il croit que les gens à revenus modestes ou moyens auront beaucoup de difficultés à payer cette note qui pourrait être jusqu'à trois fois plus élevée.

Le Regroupement des locataires de terres publiques se rendra d'ailleurs à l'Assemblée nationale mercredi pour demander la suspension du règlement pendant un an, le temps de tenir des consultations. Réjean Thibeault affirme avoir recueilli plus de 5000 signatures de locataires pour appuyer cette démarche.

Au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie, on compte plus de 1300 baux de villégiatures sur les terres publiques. Sur la Côte-Nord, le nombre est encore plus élevé. Dans la seule MRC de Manicouagan, on en compte 2800.

Il y a actuellement 42 000 baux de villégiature sur le territoire du Québec.

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