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Béluga à Bathurst : opération de sauvetage imminente

Après une évaluation du béluga coincé depuis plus d'une semaine dans la rivière Népisiguit, au Nouveau-Brunswick, des experts se préparent pour un sauvetage qui n'a jamais été tenté. Les scientifiques évaluent présentement les risques afin de le rapatrier dans son habitat naturel au Québec.

Un texte de Samuel LeGresley

Le béluga arpente depuis au moins une semaine la rivière Népisiguit à Bathurst, attirant plusieurs curieux fascinés par sa présence. Ce jeune béluga du Saint-Laurent, égaré pendant une période de marées hautes, est bloqué par des eaux peu profondes qui l'empêchent de retourner vers l'océan.

Crédit vidéo: MARS et Baleines en direct

Pêches et Océans Canada s'allie avec plusieurs organismes de sauvetage des mammifères marins pour lancer une opération à grande échelle, visant à déplacer le jeune cétacé dans son habitat naturel. La Marine Animal Response Society (MARS) et le Groupe de recherche et d'éducation sur les mammifères marins (GREMM), accompagnés de vétérinaires de l'Aquarium de Vancouver et de l'aquarium John G. Shedd de Chicago, tenteront de capturer le béluga cette semaine.

Un sauvetage risqué

Cette mesure de sauvetage ne sera pas une mince tâche. Le cétacé mesure près de deux mètres et demi et pèse entre 400 et 500 kilos.

S'il est relâché à l'embouchure de la Népisiguit, il n'en serait pas au bout de ses peines.

Pour l'instant, le jeune béluga demeure dynamique, arpentant activement l'aire de baignade où il se trouve. Pourtant, les vétérinaires ont observé des signes démontrant une détérioration de sa peau. Les experts ne savent pas non plus s'il se nourrit adéquatement dans cet habitat étranger.

Jusqu'à ce que l'animal soit déplacé, il est avisé de ne pas s'en approcher. Robert Michaud, directeur scientifique du Groupe de recherche et d'éducation sur les mammifères marins (GREMM), avertit le public de ne pas intervenir auprès du béluga. «  Que ce soit de lancer de la nourriture ou des cailloux, ce sont des choses qu'on veut vraiment éviter. Tout ça, c'est pour s'assurer que son séjour soit le plus court possible dans cette fâcheuse situation. Quand le moment sera venu de donner un coup de main à l'animal pour sortir de ces conditions, il doit être dans les meilleures conditions possible.  »

Des vétérinaires de l'Université de Montréal s'occuperont du transport du béluga vers Cacouna au Québec. Après sa mise en liberté, il sera équipé d'une étiquette émettrice.

Considéré comme espèce en voie de disparition depuis l'automne dernier, le nombre de bélugas du Saint-Laurent est estimé à moins de 900.

Avec des informations de Michèle Brideau

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