Les autorités de la santé publique mettent en garde les résidents du Bas-Saint-Laurent contre les dangers de la berce du Caucase. Cette plante exotique envahissante peut causer des brûlures si les gens s'exposent au soleil après avoir été en contact avec sa sève toxique.

La Dre Johanne Aubé-Maurice, responsable de la santé publique au Bas-Saint-Laurent, souligne que les risques de brûlures sont assez importants. « Si cela se produit, c'est important de nettoyer rapidement la région atteinte. Éponger d'abord pour que cela ne s'étende pas, puis bien nettoyer avec du savon et de l'eau, bien enlever les vêtements, laver les vêtements également », explique la médecin.

La berce du Caucase est une plante d'Europe de l'Est.   Sa présence a été signalée au Québec en 1982 en jardin et en 1990 en milieux sauvages.

Dispersion de la plante

Un recensement des mentions de la plante effectuée en 2012 par une équipe des chercheurs dirigée par le biologiste de l'Université Laval, Claude Lavoie a permis de constater que la berce du Caucase est présente dans presque toute les régions du Québec, sauf en Abitibi-Témiscamingue, sur la Côte-Nord et dans le Nord-du-Québec.

La berce du Caucase peut atteindre plusieurs mètres de haut. Elle a horreur de l'ombre et pousse dans des champs ouverts souvent près des cours d'eau.  

La plante peut toutefois être confondue avec d'autres comme la berce laineuse, l'angélique pourpre ou le panais sauvage.  

C'est majoritairement le cas en Gaspésie et au Bas-Saint-Laurent où il y a souvent méprise.  La berce du Caucase est reconnaissable à la présence entre autres de taches sur sa tige.

Toutefois, il est indéniable que la plante s'étend au Québec. Cette plante des milieux humides se propage sur de longues distances par voie d'eau, ce qui favoriser une expansion rapide.

La présence de la Berce du Caucase a été confirmée dans plusieurs municipalités du Bas-Saint-Laurent. C'est le cas notamment à Sainte-Rita, à Squatec, à Saint-Guy, à Saint-Narcisse et à Sainte-Blandine.

La plante en serait, selon certaines études, dans sa première phase d'implantation au Québec.  Les autorités estiment qu'il est donc toujours possible de l'éradiquer.

Les personnes qui repèrent la berce du Caucase sont invitées à contacter leur municipalité.

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