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Bilan de la première année des députés de l'Est du Québec

L'arrivée au pouvoir des libéraux il y a un an à Ottawa a changé le portrait politique du pays et, du même coup, le visage de nos trois régions de l'Est du Québec. Trois visions différentes se confrontent, mais visiblement les députés de l'est partagent un enjeu commun : l'assurance-emploi.

Un texte de Jean-François Deschênes avec la collaboration de Martin Toulgoat

En Gaspésie, la députée gaspésienne Diane Lebouthillier a créé la surprise en devenant ministre du Revenu national. Elle dit être satisfaite du résultat de son gouvernement après un an au pouvoir.

Elle multiplie les exemples d'investissements en région, entre autres, le montant de plus de 30 millions de dollars annoncés pour les ports pour petits bateaux et l'allocation canadienne aux enfants a rapporté selon elle environ 3,7 millions de dollars en retombées directes dans la circonscription.

Elle est heureuse de pouvoir conscientiser les autres ministres canadiens à la table des décisions, aux réalités régionales comme celles de la Gaspésie et les Îles. « Ramener la Gaspésie dans le Canada, pour moi c'est fantastique. »

Son collègue Rémi Massé, qui vient compléter ce duo libéral dans Avignon-La-Mitis-Matane-Matapédia, souligne les bons coups de son gouvernement dans la région, avec notamment des investissements en science, en éolien, pour réformer l'assurance-emploi et soutenir les familles. L'allocation canadienne pour enfant, également, a été l'une des mesures phares du PLC, selon lui.

« Chez nous, dans la circonscription, c'est 3,3 millions de dollars qui ont été versés à bon nombre de familles », affime le député.

Bas-Saint-Laurent

Dans la circonscription voisine de Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques, le néo-démocrate Guy Caron juge que les réformes des libéraux ne sont pas aussi progressistes qu'ils le prétendent, surtout dans la réforme de l'assurance-emploi conservatrice qui a soulevé la grogne. Le parti de Justin Trudeau avait promis de l'abolir totalement, ce qui n'a pas été fait juge-t-il.

Guy Caron fait partie de la courte liste de députés pressentis pour remplacer Thomas Mulcair à la tête du Nouveau parti démocratique (NPD) dans un an, mais il n'a toujours pas pris sa décision.

Côte-Nord

L'assurance-emploi est aussi le cheval de bataille de la députée bloquiste Marilène Gill.

La députée de Manicouagan ne se formalise pas du temps de parole limité d'un parti qui ne compte que 10 députés.

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