Les députés péquistes de l'Est du Québec dressent un bilan mitigé de la session parlementaire qui s'est achevée vendredi à l'Assemblée nationale. Ils estiment avoir réussi à bien faire leur travail dans l'opposition, même s'ils ont été ébranlés, il y a un peu plus d'un mois, par le départ de leur chef.

Un texte de Julie Tremblay

« Le gouvernement semble se dire qu'il est là pour toujours », dénonce le député de Rimouski, Harold Lebel, quand on le questionne au sujet de la dernière session parlementaire. Il affirme que malgré les scandales qui se sont abattus sur le gouvernement Couillard au cours des derniers mois, les libéraux restent implacables :

Selon le député Lebel, le scandale du ministère des Transports, les questionnements sur l'éthique de l'ex-président du Conseil du Trésor Sam Hamad et l'implication du ministre Jacques Daoust dans la vente de Rona auraient dû fragiliser le gouvernement et le forcer à se poser des questions, mais il n'en est rien, selon lui.

« Ce gouvernement-là n'est à l'écoute que de lui-même, il ne défend que le Parti libéral », affirme Harold Lebel.

De leur côté les députés Sylvain Roy, de Bonaventure, et Martin Ouellet, de Manicouagan, continuent de critiquer la politique d'austérité du gouvernement. Ils estiment que les coupes budgétaires ont entraîné la dégradation des services à la population.

Quelques bons coups

Malgré tout, les députés estiment qu'ils ont fait un bon travail à l'Assemblée nationale ce printemps. Sylvain Roy souligne entre autres que de nouvelles règles fiscales pour les producteurs de bois privés ont été adoptées lors du dernier budget :

« On a réussi à aller chercher des conditions fiscales plus intéressantes pour produire du bois, on a été chercher aussi de la modulation de grille d'impôt en fonction de nos réalités régionales », dit-il. 

Pour sa part, le député de René-Lévesque, Martin Ouellet, se dit particulièrement fier de son intervention pour empêcher un élu municipal coupable d'agression sexuelle de continuer de siéger.

La députée de Duplessis, Lorraine Richard, affirme que son équipe a fait des suggestions intéressantes au gouvernement, notamment dans le dossier du registre des armes à feu, des retraités de Cliffs et des crédits d'impôt pour les travailleurs en région éloignée. Elle déplore cependant le manque d'écoute du gouvernement :

Siéger sans chef

Les députés péquistes de l'Est, qui doivent élire un nouveau chef en octobre prochain, conviennent que la démission de Pierre-Karl Péladeau a été un coup dur pour leur formation. Ils pensent que les militants du Parti québécois auront des choix importants à faire au cours des prochains mois pour assurer l'avenir de leur parti.

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