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Bois d’oeuvre : 5000 emplois sur la corde raide

De passage à Rimouski lundi, le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Luc Blanchette, a prôné l'instauration de mesures financières pour protéger les entreprises forestières en vue d'un possible conflit du bois d'oeuvre. Une situation qui pourrait toucher jusqu'à 5000 emplois au Bas-Saint-Laurent.

Un texte d'Édith Drouin

L’industrie forestière doit se préparer à une possible surtaxe sur les produits du bois d’oeuvre canadien, selon le ministre Luc Blanchette.

Pour ce faire, il propose la mise en place de programmes de cautionnement ou de garanties de prêts pour aider les entreprises forestières pendant une possible crise du bois d’oeuvre. Une mesure qu’il négocie présentement avec Ottawa.

Québec serait, selon lui, prêt à investir entre 200 et 300 millions de dollars par année. Seules les entreprises qui n’ont pas de projet de modernisation, comme les scieries, pourraient y avoir accès.

On est là-dessus, en train de faire des pressions auprès du gouvrenement fédéral, pour qu'on aille chercher une telle mesure pour la durée du conflit.

Luc Blanchette, ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs

Le ministre dit avoir fait appel aux syndicats, au monde municipal, aux entreprises forestières et aux chambres de commerce pour faire pression auprès des deux ordres de gouvernements.

Un budget de 1,2 milliard de dollars est aussi disponible pour les projets de modernisation dans l’industrie forestière.

L’industrie du bois d’oeuvre emploie actuellement 60 000 personnes au Québec et 200 000 au Canada. 40 000 emplois ont été perdus lors de la dernière crise du bois d’oeuvre.

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