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Bombardier : le maire de La Pocatière en colère 

Le maire de La Pocatière, Sylvain Hudon, se dit fâché que l'Agence métropolitaine de transport (AMT) annule un appel d'offres de 103 millions de dollars, dont Bombardier était le seul soumissionnaire.

Un texte de Richard Lavoie

Ce contrat visait la construction de wagons pour le train de banlieue de la couronne nord de Montréal.

Parmi les raisons invoquées, Bombardier n'était pas capable de livrer les wagons dans le délai requis. Le maire de La Pocatière croit que l'AMT aurait pu attendre quatre mois, le temps de mettre en place la chaîne de production.

Il espère que Bombardier sera à nouveau sur les rangs pour le prochain appel d'offres et surtout que l'AMT va conserver la clause qui impose aux soumissionnaires un minimum de 25 % de contenu canadien.

« Il y a quand même les trois quarts de la facture qui est payée par le ministère des Transports. J'espère que ces gens-là ont quand même un mot à dire et que ces mots seront de ne pas céder sur les tentatives de modifier l'appel d'offres », plaide le maire pocatois.

De son côté, le président du syndicat des employés de Bombardier à La Pocatière, Mario Guignard, affirme qu'il est difficile d'évaluer l'impact de cette décision puisque l'entreprise n'avait pas confirmé laquelle de ses usines obtiendrait le contrat de l'AMT.

Il dit toutefois attendre avec impatience de savoir si l'usine bas-laurentienne sera mise à contribution pour d'autres contrats à venir, comme par exemple ceux du métro d'Edmonton et de Philadelphie.

Le ministre Daoust prudent

Appelé à régir, le ministre des Transports, de la Mobilité durable et de l'Électrification des transports, Jacques Daoust a avoué ne pas avoir connaissance de tous les détails du le dossier. Il préfère demeurer prudent pour le moment.

« Quand Bombardier dit : je ne respecte pas vos paramètres techniques, je ne respecte pas vos délais de livraison, ça se peut que l'AMT réagisse différemment », a cependant avancé le ministre.

Jacques Daoust a dit comprendre les craintes des gens de La Pocatière, mais il a affirmé que les travailleurs étaient assurés de travailler « avec le métro tel qu'il existe jusqu'à la fin 2018 ». 

D'après les informations de Patrick Bergeron

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