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Budget déficitaire pour la Commission scolaire du Fer

La Commission scolaire du Fer adopte un budget déficitaire pour l'année 2015-2016.

Le président de la Commission, Rodrigue Vigneault, évalue le déficit anticipé à environ 490 000 $ sur un budget d'environ 64,7 millions de dollars.

Le ministère de l'Éducation a autorisé la commission scolaire à présenter un budget déficitaire, mais elle devra soumettre un plan de redressement pour atteindre l'équilibre budgétaire en 2016-2017.

La situation financière inquiète le président de la commission en cette rentrée scolaire, bien qu'elle ne soit pas « catastrophique ». Elle force néanmoins les commissaires à faire des choix difficiles, dit Rodrigue Vigneault.

« C'est sûr qu'il y a des postes qui sont touchés, qu'on pourrait qualifier de services aux élèves », précise-t-il, citant par exemple des services d'éducation spécialisée.

Scénario semblable à la Commission scolaire de l'Estuaire

Quant à la Commission scolaire de l'Estuaire, elle a également adopté un budget déficitaire de 74 millions de dollars cette année. Le conseil des commissaires indique que le déficit s'élève à près de 778 000 $.

Depuis cinq ans, le budget de la commission scolaire a été amputé de 3 millions de dollars.

Le ministère de l'Éducation a également permis à la commission scolaire d'adopter un budget déficitaire, mais elle doit présenter, d'ici la fin du mois prochain, un plan de retour à l'équilibre budgétaire pour 2016-2017.

Le budget de la Commission scolaire des Phares refusé

Pour sa part, la Commission scolaire des Phares, au Bas-Saint-Laurent, a déposé un budget déficitaire que le gouvernement provincial a refusé.

Québec demande à l'organisation de retrancher une somme supplémentaire de 400 000 $ au budget de la commission, ce qui porterait le déficit à 1,9 million de dollars.

Le président de la Commission scolaire des Phares, Gaston Rioux, dit explorer des pistes de compressions qui toucheront le moins possible les services aux élèves.

Il soutient toutefois qu'il y a d'importantes décisions à prendre.

« Quand on arrive auprès du ministère et qu'on nous dit qu'il y a d'autres commissions scolaires qui réussissent avec le même budget, la même clientèle et un taux de réussite équivalent, on n'a pas d'argument pour dire qu'on veut plus de financement, explique M. Rioux. Tout ce qu'on souhaite, c'est qu'enfin un jour on ait de l'oxygène pour faire du développement, plutôt que de faire de la gestion de déficit et de décroissance. »

Par ailleurs, les enseignants sont entrés au travail mardi matin vêtus d'un chandail aux couleurs de leur centrale syndicale. De plus, ils ont boycotté les déjeuners prévus pour la rentrée.

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