L'ancien entraîneur du Canadien, Jean Perron, qui vit maintenant à Chandler en Gaspésie, se remémore la conquête de la Coupe Stanley en 1986.

Dans son livre L'équipe qui ne devait pas gagner, paru à la mi-septembre, l'auteur et journaliste sportif Richard Labbé raconte les coulisses de cette victoire surprise du Canadien de Montréal.

Les entrevues qu'il a menées auprès de plusieurs joueurs révèlent notamment que le jeune entraîneur, Jean Perron, s'était mis à dos plusieurs d'entre eux par sa discipline et ses méthodes d'entraînement.

Trente ans plus tard, c'est autour d'un club sandwich, dans son restaurant de Chandler, La loge à Perron, que l'acteur vedette de ce grand moment de l'histoire du Canadien revient sur cet improbable triomphe sur les Flames de Calgary.

Il reconnait que, dès le départ, il s'était mis les vétérans à dos. En prenant les commandes de l'équipe, il avait rapidement annoncé ses couleurs en envoyant une jeune recrue de 19 ans devant le filet lors du premier match : Patrick Roy.

Ce faisant, il passait outre la règle qui veut qu'on envoie d'abord les joueurs les plus expérimentés. « Ce n'est pas de même que ça marche. Si tu veux gagner, il faut que tu mettes les meilleurs et Patrick c'était le meilleur », raconte Jean Perron.

Il l'admet, sa discipline a créé des flammèches : amendes à ceux qui veillent tard, deux entraînements par jour, entre autres. Selon d'ex-joueurs interrogés par Richard Labbé, ce sont les vétérans Larry Robinson et Bob Gainey qui auraient pris le contrôle de l'équipe, en donnant leurs propres directives.

Le principal concerné prend ces révélations avec un grain de sel. Il était, dit-il, plutôt concentré sur la victoire.

Rappelons qu'avant d'accéder à la Ligue nationale de hockey, l'entraîneur avait fait ses classes dans les rangs universitaires en tant qu'entraîneur des Aigles bleus de l'Université de Moncton, de 1973 à 1983.

Au bout du compte, l'histoire lui donnera raison. Quand tous les joueurs ont soulevé la coupe à Calgary, il n'y avait plus personne pour critiquer l'entraîneur, conclut dans ce livre avec fierté Jean Perron, aujourd'hui âgé de 70 ans. 

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